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Gerry Sklavounos : des groupes exigent son départ

Mélanie Lemay, du mouvement Québec contre les violences sexuelles
Photo Kariane Bourassa Mélanie Lemay, du mouvement Québec contre les violences sexuelles

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La déclaration de Gerry Sklavounos est loin d’avoir rassuré des groupes de lutte contre les agressions sexuelles, qui croient même qu’il n’a plus la légitimité de siéger à Québec.

M. Sklavounos a envoyé le message que ce qu’il a fait est normal, croit Mélanie Lemay, cofondatrice du mouvement Québec contre les violences sexuelles.

«Il dit: “Je serai plus réservé et prudent à l’avenir”. Ça laisse sous-entendre qu’il va juste s’arranger pour ne pas se faire prendre parce qu’il n’exprime pas de regret et ne s’excuse pas vraiment.»

Jeudi, son groupe publiait sur Facebook des citations du député accompagnées du mot-clic #DehorsGerry.

« Pas rassuré »

Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel abonde dans le même sens.

«On n’est pas du tout rassuré et on est préoccupé par ce que pourrait faire le premier ministre s’il devait le réintégrer au caucus», affirme Stéphanie Tremblay, porte-parole du Regroupement.

«Il remet la responsabilité sur les épaules des femmes comme si c’était elles qui avaient mal interprété ses gestes. Il se positionne comme une victime, ce qui est typique des personnes qui commettent du harcèlement ou des agressions à caractère sexuel», dit-elle.

Elle trouve aussi très troublant que le député ne semble pas faire la différence entre un compliment et du harcèlement.