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Secteur agricole du Québec: potentiel de croissance de 30%, selon une étude

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Le secteur agricole du Québec pourrait hausser sa production de 30 % au cours de la prochaine décennie et créer 21 000 nouveaux emplois, selon une nouvelle étude de la firme ÉcoRessources.

Produit pour l’Union des producteurs agricoles, le document affirme que le secteur agricole québécois pourrait hausser sa production de 30 % d’ici 2025 en misant sur les principaux piliers habituels (lait, porcs, grains, etc.) et sur des secteurs dont le potentiel de développement est jugé très important (sirop d’érable, produits maraîchers et serricoles).

«Les producteurs québécois peuvent compter sur plusieurs facteurs avantageux, notamment: la qualité de leurs produits, la disponibilité de superficies importantes en terres publiques, la présence de nombreuses ressources d’excellente qualité, l’énergie hydroélectrique et la présence d’autres ressources énergétiques, la présence d’outils structurants de mise en marché collective et l’existence de filières agroalimentaires dynamiques», indiquent les auteurs de l’étude.

Selon le document, la croissance des différents secteurs de production nécessitera des investissements importants et des efforts concertés, notamment dans le développement des marchés, l’offre de produits répondant aux exigences croissantes des consommateurs et l’accès à des programmes de sécurité du revenu adaptés.

Les auteurs de l’étude jugent également prioritaires l’accès au financement, l’appui à l’établissement de la relève agricole et une protection adéquate contre les risques climatiques.

En plus d’un accès à la main-d’œuvre agricole, l’étude prône des investissements en recherche et développement, ainsi que la mise en place d’un environnement réglementaire favorable ou équitable par rapport à la concurrence.

«L’agriculture constitue un pilier incontournable de l’économie du Québec. Dans un contexte où l’on cherche des solutions pour relancer l’économie de la province, les secteurs agricoles et agroalimentaires sont bien positionnés pour contribuer à cette relance», concluent les auteurs.