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Un survivant de la tuerie de la mosquée gravement blessé prend du mieux

Saïd El-Amari
JDQ Saïd El-Amari

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Le chauffeur de taxi gravement blessé lors de la fusillade au Centre culturel islamique de Québec se remet tranquillement de ses blessures par balles et devrait sortir de l’hôpital dans un peu plus d’une semaine, selon son épouse.

Lors de sa rencontre avec Le Journal, Khadija Dardari, l’épouse de Saïd El-Amari, était tout sourire, malgré les récents événements. «Ils vont peut-être le désintuber aujourd’hui», lance-t-elle, confiante.

Le mari de Mme Dardari est le survivant qui a été le plus gravement blessé, selon la famille. M. El-Amari ne peut toujours pas parler, mais sa vie n’est plus en danger.

«Ça va très bien, mon mari aussi, poursuit Mme Dardari. On ne peut pas demander mieux comme médecins, ils sont à son chevet tous les jours.»

Près de deux semaines après les événements, la famille de M. El-Amari se remet courageusement de l’attentat qui a fait six victimes et plusieurs blessés. Néanmoins, la mère de famille ne peut s’empêcher de repenser à la soirée tragique.

«Mes enfants ont l’habitude d’y aller [à la mosquée] avec leur père. Ce soir-là, ils n’y étaient pas. Une chance», laisse-t-elle tomber. Elle se souvient encore du redoutable appel, lorsqu’elle a appris que son mari avait été blessé lors de la fusillade. «C’est incroyable, inimaginable! Quand j’ai su que mon mari était parti en ambulance, ça m’a... je n’y croyais pas, j’étais sous le choc», poursuit-elle.

Discours dénoncés

Le Québec ne lui fait pas plus peur depuis les événements. Toutefois, elle croit que certains discours ont contribué à créer un fossé entre la communauté musulmane et les Québécois. Elle cible notamment l’auteure algérienne Djemila Benhabib et l’ancienne députée Fatima Houda-Pepin. «Depuis qu’elles sont entrées dans l’histoire et disent représenter les femmes musulmanes, elles font plus de haine que de bien», soutient Mme Dardari.