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Troisième lien: Blaney dévoile un tunnel-pont à péage à 3 G$

Le candidat à la chefferie du Parti conservateur, Steven Blaney.
Photo Agence QMI, Bob Stobbe Le candidat à la chefferie du Parti conservateur, Steven Blaney.

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Le député conservateur Steven Blaney a dévoilé mercredi soir un scénario à 3 milliards $ d’un tunnel-pont à péage – réalisé et géré par le secteur privé – pour le troisième lien entre Québec et Lévis.

C’est en présence de 250 personnes, en grande majorité acquises à la cause du troisième lien, que le candidat à la chefferie du Parti conservateur a détaillé ce scénario. La période des questions a été houleuse. Certaines personnes ont soulevé des enjeux environnementaux et ont été huées par la foule.

Selon l’ingénieur Jacques Huot, le tunnel-pont ne coûterait presque rien aux contribuables, car il serait réalisé par un consortium international qui en aurait la gestion pendant 40 ans avant de le céder aux autorités publiques. «Cela vient détruire le mythe selon lequel on n’a pas les moyens de payer le troisième lien sans subventions gouvernementales», a insisté M. Blaney. Contredisant le maire Labeaume, le député conservateur a affirmé que le troisième lien doit absolument se faire à l’est du territoire.

Le scénario choisi

Le tunnel entre Lévis et l’île d’Orléans partirait de la route Lallemand. Il ferait 5 km de long et comprendrait 17 coursives de sécurité. Il serait constitué de deux tubes – avec deux voies chacun – et la vitesse permise serait de 70 km/h. Il serait ensuite connecté au futur pont de l’île d’Orléans, qui serait long de

2,3 km et qui se trouverait très près – à peine 10 mètres – de l’eau du fleuve.

Le péage serait de 3,25 $ pour un véhicule léger et de 40 $ pour les véhicules lourds. Si la construction démarre rapidement, le troisième lien serait prêt en novembre 2023, a calculé l’ingénieur Huot.

Présent à la soirée, le dépu­té caquiste François Paradis a estimé que le gouvernement du Québec devrait profiter du dépôt du prochain budget pour annoncer la création d’un «bureau de projet» consacré au troisième lien. Cela dit, «le péage n’est pas une option», selon M. Paradis.