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Le défi des finances des familles recomposées

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Amour et argent ne font pas nécessairement bon ménage, et les choses se compliquent encore davantage lorsque cela concerne une famille recomposée. Conseils pour gérer les finances sans y laisser son couple et son porte-monnaie...

Même lorsque l’on surfe sur la vague de l’amour, reconstituer une famille n’est pas chose aisée. En plus de tous les enjeux personnels et affectifs, il faut jongler avec les obligations financières issues des précédentes unions (pension alimentaire, dépenses relatives aux enfants, etc.) et celles du nouveau couple.

Par crainte des mésententes, nombreux sont les conjoints qui éludent la question au début de la relation, mentionne Édith St-Hilaire, coordonnatrice de l’ACEF Rive-Sud de Québec. «On n’ose pas parler d’argent, car on a peur d’être jugé. On redoute d’être perçu comme quelqu’un de dépensier ou d’avare, ou encore de profiteur», dit-elle.

Qui plus est, dans une famille recomposée, chacun arrive avec son bagage d’expériences passées, bonnes ou mauvaises, ainsi que des habitudes financières ou budgétaires bien ancrées, ce qui rendra les compromis difficiles. Voici quelques solutions pour traverser ce terrain miné.

Régler ses affaires

Il est fréquent que l’on reconstitue une famille sans avoir totalement réglé sa précédente union. Dans ce cas, certaines questions peuvent encore subsister à propos de la pension alimentaire, de la garde des enfants ou de la vente de la maison familiale, par exemple. Idéalement, avant d’entreprendre la grande aventure avec un nouveau conjoint, on aura pris des ententes claires avec le précédent afin de prévoir les sommes que l’on devra débourser.

Mettre les chiffres sur papier

Chacun devrait préparer son propre bilan détaillé: dettes, obligations financières, rentrées d’argent, etc. Puis, on fait le point ensemble sur ce qu’il faudra assumer et sur la façon dont on va le faire. C’est le moment de se poser les bonnes questions: va-t-on mettre les revenus en commun ou pas? Les dépenses seront-elles payées au prorata ou moitié-moitié? Le nouveau conjoint assumera-t-il une partie des frais relatifs aux enfants de la précédente union ou non? Attention: les obligations financières peuvent évoluer dans le temps, on doit donc revoir les ententes régulièrement.

Faire une simulation

Avant d’emménager ensemble, on prépare des scénarios de budget sur trois mois et on fait une simulation d’une première déclaration de revenus commune. Mieux vaut prévenir que guérir...

Conseils

  • Dans les ententes financières, on vise l’équité plutôt que l’égalité absolue, conseille Édith St-Hilaire, afin qu’aucun des deux conjoints ne se sente lésé.
  • Vivre en couple a un impact sur le montant des allocations familiales que l’on perçoit pour les enfants issus de la précédente union, ainsi que sur différents crédits d’impôt. Renseignez-vous auprès de votre comptable afin d’établir des scénarios budgétaires qui tiennent compte de cette réalité.
  • Certains préfèrent épargner alors que d’autres investissent dans l’école privée de leurs enfants. Les valeurs de chacun sont différentes. En parler avant d’emménager ensemble évite mauvaises surprises et frustrations.

Un guide à consulter

À vos amours, à vos affaires, pour couples et familles recomposées

Publications de l’ACEF Rive-Sud de Québec et de l’ACEF Lanaudière

https://www.acefrsq.com/int/publi.html

ou https://www.consommateur.qc.ca/acef-lan/documentation-outils/a-commander-guides-et-brochures-et-cd/