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L’ex-député Claude Patry, nouveau chef de La Meute

L’ex-député Claude Patry, nouveau chef de La Meute
Photo d'archives, Agence QMI

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SAGUENAY | L’ancien député fédéral de Jonquière–Alma, Claude Patry, est le nouveau chef de clan de La Meute au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Vendredi matin, M. Patry s'est expliqué à propos de son implication dans le groupe. Il se défend d'être raciste ou violent.

«Je ne suis pas raciste du tout, a déclaré Claude Patry à TVA Nouvelles. Je ne suis pas raciste du tout. Je vous défie de regarder sur mon Facebook, dans tous mes écrits, je n'ai jamais dénigré quelque religion que ce soit. Je vis avec tout le monde. La preuve, je vis avec mes voisins. Allez voir mes voisins. Je ne suis pas un agressif.»

L’ex-représentant du Nouveau Parti démocratique et du Bloc québécois a expliqué ce qui l’avait incité à s’impliquer dans La Meute. «Nous [...] c'est l'islam radical qui nous inquiète, [dont] on a peur, a-t-il dit. Le reste, on est capables de vivre avec les gens, de côtoyer les gens.»

Il est membre de La Meute depuis plusieurs mois et a assisté à de nombreuses activités du groupe.

«Ce sont des échanges. Des pères de famille. Il y a des grands-mères là-dedans. Moi, je n'ai [...] vu personne qui faisait du lavage de cerveau. On échange sur la politique, l'immigration, ce qui se fait dans nos écoles, ici. On veut que nos gouvernements mettent leurs culottes, autant fédéral que provincial. On ne veut pas se ramasser [avec] ce qui se passe en Allemagne. On ne veut pas se ramasser avec ce qui se passe en France.»

M. Patry dénonce la tuerie de la mosquée de Québec.

«Ce qui s'est passé à Québec, on est vraiment désolés de ça, a-t-il dit. On ne prône pas ça du tout. On ne veut pas de cette violence-là. On est contre la violence. Moi, je n'ai jamais été raciste. Et il n'y a personne autour de moi qui est raciste.»

L’ancien député promet de ne tolérer aucun geste ou parole déplacés parmi les 332 membres de La Meute sur son territoire régional.

«J'ai 64 ans. Je ne suis pas un violent. Je suis contre la violence, aussi. Et j'ai bel et bien dit au groupe que, s'il arrivait quoi que ce soit et qu'il y avait de la violence là-dedans, je [partirais]. Ça va être terminé. On est là pour donner de l'information. On n'est pas là pour faire la guerre. On ne veut pas l'avoir, la guerre. On veut avoir la paix.»

Impliqué de façon bénévole, l'ancien syndicaliste chez Alcan confirme qu'il ne sera pas candidat aux prochaines élections municipales à Saguenay. «La politique, c'est terminé, a-t-il affirmé. Il n'y a rien à faire avec ça.»