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Une greffée défie les calculs des médecins

Elle est en pleine forme 14 ans après avoir reçu deux nouveaux poumons

Louise Denault est une des rares à avoir une aussi belle qualité de vie 14 ans après avoir reçu une double greffe de poumons.
Photo Isabelle houle Louise Denault est une des rares à avoir une aussi belle qualité de vie 14 ans après avoir reçu une double greffe de poumons.

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SAINT-JÉRÔME | Une femme greffée des deux poumons en 2003 et qui a participé aux Jeux des greffés défie les pronostics des médecins en étant toujours en forme 14 ans après son opération.

Après sa double greffe des poumons, l’espérance de vie de Louise Denault, 61 ans, se situait entre cinq et sept ans.

Près de 14 ans plus tard, elle continue pourtant à travailler, à voyager et à s’occuper de ses petits-enfants.

«Je suis rarement malade. Je prends beaucoup de médicaments et je ressens des effets secondaires, mais mon état général est bon.»

Malade pendant 20 ans

Avant de recevoir de nouveaux poumons, Mme Denault a souffert de troubles chroniques des poumons durant plus de 20 ans. Elle souhaitait simplement pouvoir un jour faire des marches, faire du vélo, profiter du grand air et cesser de craindre de mourir étouffée.

«Je souffrais de bronchiectasie bilatérale, une maladie chronique. Mon état se dégradait au fil des ans, je ne pouvais même plus sortir de la maison.»

Reprendre le temps perdu

Un beau jour, en 2003, elle a reçu l’appel tant attendu. Des poumons compatibles prêts à donner une deuxième chance à Mme Denault. «J’avais peur de ne pas me réveiller, mais j’étais très heureuse aussi. D’être intubée m’intimidait aussi. Tout s’est très bien passé finalement», raconte-t-elle.

Tellement qu’elle s’est mise à sortir et à faire du sport, et elle a participé trois fois aux Jeux des greffés. «J’étais une vraie folle. Je me suis même peut-être trop donnée.»

Selon le personnel de la clinique de greffe au CHUM à Montréal, 28 personnes ont été greffées des deux poumons à l’Hôpital Notre-Dame en 2003, et neuf d’entre elles sont encore vivantes.

Privilégiée

«Elle (Louise Denault) fait partie des privilégiés, d’avoir une si belle qualité de vie après cette période post-greffe. Il faut dire que Mme Denault est très proactive dans ses suivis et traitements. Aussi, pour subir une telle chirurgie, le patient doit être en bonne santé générale. Même si les poumons sont malades, il doit pouvoir supporter la greffe et les médicaments», explique l’infirmière clinicienne Karine Rancourt.

Celle-ci ajoute qu’avec le temps elle a constaté que les greffes bi-pulmonaires connaissent plus de succès que les greffes d’un seul poumon. «Les gens vivent plus longtemps s’ils ont reçu deux poumons.»

Au Québec en 2015

507 personnes ont été greffées

172 personnes ont donné des organes

856 personnes étaient en attente d’une greffe

Un donneur d’organes peut sauver jusqu’à 8 vies.

1 % des personnes qui décèdent répondent aux critères pour le don d’organes.

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