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Attentat à Québec : Alexandre Bissonnette sera de retour en cour le 30 mars

Alexandre Bissonnette est arrivé au palais de justice de Québec mardi martin dans ce fourgon.
Photo Agence QMI, Marc Vallières Alexandre Bissonnette est arrivé au palais de justice de Québec mardi martin dans ce fourgon.

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Alexandre Bissonnette, l’auteur présumé de la tuerie au Centre culturel islamique de Québec, est revenu brièvement en cour mardi dans une salle bondée et sous le regard de représentants de la communauté musulmane encore ébranlés par la tragédie.

«Je n’espère qu’une seule chose: que le crime soit traité à l’ampleur de la tragédie et des dégâts faits à des innocents et que le sang des victimes ne va pas s’en aller en vain», a fait savoir Mohamed Labidi, l’un des administrateurs du Centre culturel islamique, visiblement bouleversé par le jeune âge de l’accusé et par le cycle de haine qui a mené à cette tragédie humaine.

Mardi, c’est par devoir, mais aussi en soutien aux proches des victimes de l’attentat, qui a fait six morts et cinq blessés, que la communauté musulmane tenait à suivre les procédures, aussi courtes fussent-elles. Malgré la peine et la douleur, Boufeldja Benabdallah, cofondateur du Centre culturel islamique de Québec, a d’ailleurs affirmé que personne ne méritait de vivre un tel drame et que s’il avait une pensée pour ceux qu’il avait perdus, il en avait une également pour les parents du présumé tireur.

«Tous les jours, ils devront affronter cela. Ils fermeront leur télévision, mais ils entendront les gens parler. Même si leurs murs les coupent du monde, ils entendront les murmures... Alors, j’espère qu’eux aussi puissent guérir... comme nous», a-t-il dit en retenant difficilement ses sanglots.

Alexandre Bissonnette est arrivé au palais de justice de Québec mardi martin dans ce fourgon.
Photo Stevens LeBlanc

Divulgation de la preuve

Flottant dans un t-shirt couleur rouge, Alexandre Bissonnette a été amené pieds et poings liés dans une salle du palais de justice de Québec en matinée.

L’air moins perdu qu’au lendemain de la tuerie, l’homme de 27 ans a osé un bref regard dans la salle avant de baisser les yeux, puis d’ouvrir la bouche et tirer la langue, visiblement angoissé.

Pendant ce temps, son avocat, Me Jean Petit, a annoncé avoir reçu «une divulgation partielle» de la preuve récoltée. Il a aussi demandé, pour les étapes à venir, «une ordonnance de non-publication» dans le but de protéger les informations données, et ce, jusqu’au procès.

Une demande qui n’a pas reçu d’opposition de la part des procureurs en poursuite, Mes Michel Fortin et Thomas Jacques.

Bissonnette est ensuite reparti au son du tintement des menottes pendant que, dans la salle, les deux représentants de la communauté musulmane se levaient, les yeux dans l’eau.

UNE COURTE COMPARUTION

8 h 50 - Les portes de la salle 4.14 s’ouvrent.

Trois points de sécurité sont mis en place:

  • Le contrôle de l’identité
  • La fouille des sacs
  • Le détecteur de métal


9 h 30 - Une cinquantaine de personnes prennent place. Les avocats de la Couronne Me Michel Fortin et Me Thomas Jacques entrent, accompagnés par les enquêteurs.

9 h 33 - L’avocat de Bissonnette, Me Jean Petit fait son entrée.

9 h 35 - Le juge Jean-Louis Lemay s’installe, puis Bissonnette est amené dans la boîte des accusés.

9 h 38 - La séance est levée. L’accusé sera ramené le 30 mars prochain.

  • Le Centre culturel souhaite nommer un avocat pour s’assurer que les droits des victimes seront respectés lors du processus judiciaire.
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