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Les consommateurs sont préoccupés par la fraude alimentaire

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Une étude de l’Université Dalhousie indique que 63 % des consommateurs qui ont participé à un sondage se sont dits préoccupés par la fraude alimentaire, c’est-à-dire par les produits alimentaires contrefaits, falsifiés ou faisant l’objet de fausse déclaration.

Deux personnes sur quatre ont déclaré avoir déjà acheté un produit alimentaire étiqueté frauduleusement.

«À notre connaissance, cette étude fondée sur la perception du risque est la première à être réalisée en matière de fraude alimentaire au Canada», a affirmé Sylvain Charlebois, doyen de la Faculté de gestion à l’Université Dalhousie, qui a dirigé l’étude.

«Les Canadiens sont de plus en plus sensibilisés à la fraude alimentaire, et nous constatons qu’ils sont davantage préoccupés par leur alimentation. La déclaration d’information trompeuse et frauduleuse concernant les aliments est un problème de santé publique, en particulier lorsqu'il est question d’allergies et d’intolérances alimentaires», a soutenu M. Charlebois.

Fruits de mer et autres

Le sondage a été réalisé auprès de 1088 Canadiens en anglais et en français pendant une période de trois semaines en janvier 2017.

De ce nombre, 57 % des répondants ont dit être inquiets au sujet d’aliments contrefaits ou falsifiés produits au Canada.

Selon l’étude, les consommateurs sont préoccupés surtout par la catégorie des fruits de mer et des poissons, suivie des liquides (huiles et vins), des fruits et légumes, des produits de charcuterie et de ceux de boulangerie.

Les participants au sondage devaient dire comment ils ont su qu’un produit alimentaire était frauduleux.

Médias sociaux

Les médias sociaux ont constitué la source d’information de 43 % d’entre eux, alors que 36 % ont déclaré avoir fait leur propre recherche et que 19 % l’ont su à la suite d’un rappel public.

L'étude signale que les consommateurs ayant des allergies alimentaires et les consommateurs plus âgés avaient tendance à être davantage préoccupés par la fraude alimentaire.

Dans l’ensemble, les répondants ne semblaient pas plus préoccupés par les produits importés que par les produits locaux.