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Blessé par six balles à la suite de l’attentat à la grande mosquée: Aymen a ouvert les yeux

Aymen Derbali
Photo courtoisie reproduite avec l'autorisation de la famille Aymen Derbali jouant avec ses deux garçons, Ayoub et Youssef, avant l’attentat.

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Gravement blessé par six balles à la suite de l’attentat à la grande mosquée de Québec, Aymen Derbali, 40 ans, sort petit à petit du coma artificiel dans lequel il a été plongé.

Ce père de trois enfants est désormais capable d’ouvrir les yeux et d’entendre ce que ses proches lui disent. À l’invitation de Mohamed Derbali, père de Aymen, Le Journal a pu rendre visite, mardi matin, à celui qui se trouve toujours à l’hôpital de l’Enfant-Jésus.

Entouré de machines qui l’aident à respirer et qui mesurent ses signes vitaux, le blessé a ouvert les yeux lorsque son père lui a tendrement caressé le front.

Clignant des yeux et distribuant un sourire affectueux, Aymen comprenait visiblement tout ce qui lui était dit. Trop affaibli, il n’est cependant pas encore en mesure de parler à ses proches.

Mohamed Derbali, père de Aymen.
Photo Stevens LeBlanc
Mohamed Derbali, père de Aymen.

Soccer

«Hier [lundi], son fils aîné Ayoub lui a dit que leur équipe de foot (soccer) favorite – le Club africain – a récemment battu sa rivale l’Espérance sportive de Tunis. Aymen lui a alors fait un grand sourire», a relaté, ému, Mohamed Derbali.

Traumatisé par les événements, le jeune Ayoub, 8 ans, pensait à tort, depuis plusieurs jours, qu’on lui cachait la mort de son père. Il insistait pour le voir à l’hôpital. Sa visite lui a permis d’être rassuré, même si Aymen n’est toujours pas tiré d’affaire.

Mohamed Derbali a par ailleurs rapporté que «les médecins nous ont conseillé de parler à Aymen. C’est bon pour son cerveau et pour sa mémoire. C’est un miracle qu’il soit en vie. Grâce à Dieu, il va beaucoup mieux. Les médecins pensent qu’il pourrait rentrer à la maison au début avril.»

Encore un projectile dans le corps

Pour le moment, cinq des six balles qui ont transpercé le corps de Aymen ont été retirées à la suite de plusieurs opérations. Une balle, logée dans son cou, pose par contre problème. Les médecins réfléchissent au meilleur moyen de l’enlever de façon sécuritaire.

Comme Le Journal le rapportait il y a deux semaines, Aymen Derbali a courageusement tenté de désarmer l’assaillant le soir du 29 janvier. Outre le quadragénaire, un autre blessé – Saïd El-Amari – est toujours hospitalisé. La tuerie de la grande mosquée de Québec a fait six morts.

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