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Dans la forêt

<i>Dans la forêt</i><br>
Jean Hegland<br>
Aux Éditions Gaillmeister,<br>
304 pages
Photo courtoisie Dans la forêt
Jean Hegland
Aux Éditions Gaillmeister,
304 pages

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Près de 20 ans après qu’elle eut été écrite, on peut enfin découvrir cette étrange histoire qui, tel que son titre l’indique, se déroule en pleine forêt... dans un futur qu’il serait préférable de ne jamais connaître.

Au moment où débute le récit de Nell, 17 ans, le déclin tant annoncé de l’empire américain a fini par devenir réalité: ­depuis plusieurs mois, l’ensemble du pays est privé d’essence et d’électricité, et les magasins d’alimentation ont déjà tous été pillés. Désormais, chacun doit donc faire ce qu’il peut pour survivre et à en croire les rumeurs, les choses se déroulent plutôt mal.

Ayant été élevées loin de tout dans une maison bâtie au cœur de la forêt, Nell et Eva, sa sœur ­aînée, ont ainsi jusqu’à présent eu la chance d’échapper aux épidémies et à l’incroyable vague de violence qui s’est aussi abattue sur la Californie.

Autre plus? Contrairement aux habitants des villes, elles ne manquent ni de nourriture, ni d’eau potable, ni de bois de chauffage. Et aussi seules soient-elles, elles ont amplement de quoi occuper leurs journées, Nell ­s’obstinant à étudier pour être admise à l’université Harvard dès que le monde d’avant reviendra, et Eva passant l’essentiel de ses temps ­libres à ­enchaîner arabesques et pirouettes dans l’espoir de devenir l’une des plus grandes danseuses de ballet de son époque.

Mais même en vivant au beau milieu de nulle part, les deux sœurs ne tarderont pas à comprendre que peu importe ce qu’elles feront, elles devront tôt ou tard accepter de conjuguer présent et futur au conditionnel.

Un roman-choc qu’on recommande à l’impératif. Parce qu’en plus d’être un coup de cœur, il nous incite vraiment à ­regarder l’avenir d’un ­autre œil.

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

L’ombre de la montagne

Gregory David Roberts,  aux Éditions
 Flammarion Québec, 928 pages
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Gregory David Roberts, aux Éditions Flammarion Québec, 928 pages

Tous ceux qui ont dévoré Shantaram, best-seller mondial racontant les incroyables aventures de Lin Ford, un fugitif australien ayant refait sa vie à Bombay, ­seront sûrement heureux d’en découvrir la suite. Car depuis 2003, la vie de Gregory David Roberts – alias Lin Ford! – n’a jamais cessé de dépasser la fiction: malgré son accointance avec la mafia indienne, il persistera en effet à jouer les héros solitaires en ­multipliant faits d’armes et perles de sagesse!

Petit Piment

Alain Mabanckou, aux Éditions Points, 
240 pages
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Alain Mabanckou, aux Éditions Points, 240 pages

Ce roman étant ­désormais offert en format de poche, il serait ­franchement dommage de ne pas goûter aux ­piquants détails de la vie de Moïse, un jeune ­orphelin ­congolais qui, avant d’être recueilli par une maquerelle au cœur ­tendre, survivra en ­détroussant les clients du marché de Pointe-Noire. Un délicieux récit qu’on a savouré jusqu’à la dernière ligne.

Réduisez vos impôts

André Boulais, aux Éditions Québec-Livres,  464 pages
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André Boulais, aux Éditions Québec-Livres, 464 pages

Il faut l’avouer, il y a des choses nettement plus ­sympathiques à faire que de calculer ce qu’on devra ­prochainement remettre au fisc! La bonne nouvelle? Cet ouvrage peut nous aider à en baisser le montant: en plus d’expliquer clairement tous les changements qui ont récemment été effectués dans la Loi de l’impôt sur le revenu, il nous montre comment en tirer parti.

Chagall

Ingo F. Walther et Rainer Metzger
 aux  Éditions Taschen, 98 pages
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Ingo F. Walther et Rainer Metzger aux Éditions Taschen, 98 pages

Jusqu’au 11 juin ­prochain, le Musée des beaux-arts de Montréal présente Chagall: ­couleur et musique, une exposition consacrée à l’univers incroyablement coloré de Marc Chagall. La sortie de ce livre ne pouvait donc pas mieux tomber, puisqu’il présente intelligemment le parcours de l’artiste peintre tout en expliquant son œuvre et son style, immédiatement reconnaissable.

FRISSONS GARANTIS

Après Anna

Alex Lake<br>
Aux Éditions Flammarion
Québec, 400 pages
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Alex Lake
Aux Éditions Flammarion Québec, 400 pages

À cause d’une réunion qui s’est éternisée, Julia Crowne n’arrivera pas à l’heure pour récupérer Anna après la fin des classes. Et ces 30 minutes de retard, elle les payera très cher: même en faisant rapidement appel à la police, personne ne pourra lui dire où sa petite fille de cinq ans a bien pu passer. Anna s’est tout bonnement volatilisée à la sortie de l’école et si elle n’est pas retrouvée au cours des prochaines 24 heures, les chances de la revoir un jour sont pratiquement nulles.

Durant la première partie de ce thriller, qui aurait gagné à être resserrée, on assistera ainsi au très long cauchemar d’une mère qui, en plus d’être anéantie par la disparition de son enfant, sera vertement critiquée par les journaux et les ­médias sociaux. Car si Julia avait ­accordé moins d’importance à son boulot, tous les flics de Grande-­Bretagne ne seraient pas en train de rechercher activement sa fillette. Quant à la seconde partie, nettement plus captivante, elle nous ­réserve quelques surprises de taille. De un parce qu’Anna finira par ­revenir au bercail – ce qu’on n’aurait jamais osé révéler si le résumé ­figurant au dos du livre n’en faisait pas clairement mention –, de deux parce que la descente aux enfers de Julia ne fera que commencer...