/news/politics
Navigation

Train de la Caisse: un financement public trop obscur, selon la Fédération canadienne des contribuables

REM
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

La Fédération canadienne des contribuables (FCC) craint que le financement du train de la Caisse de dépôt augmente de manière significative les impôts des Québécois.

«C’est comme un gros trou noir, on ne peut pas vraiment savoir à l’avance dans quoi on s’embarque», déplore Carl Vallée, porte-parole au Québec de la FCC, à propos du financement public du projet de train électrique de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

«Québec doit faire preuve de plus de transparence sur l’impact que ça va avoir sur les finances et donc les contribuables, qui payent déjà beaucoup trop d’impôt.»

Annoncé en avril dernier, le projet estimé à 5,5 G$ devait être financé à hauteur de 3 G$ par la CDPQ et le reste par les gouvernements. Dix mois plus tard et notamment après l’ajout de trois stations intermodales, le projet est estimé à 5,9 G$.

«Si le gouvernement investit dans cette facture gonflée, dans quel budget cela créera un déficit ? Est-ce que le gouvernement prend des mesures ailleurs dans ses propres finances publiques pour pouvoir se permettre de contribuer à coup de milliards dans ce méga projet ? Autant de questions pour le moment sans réponse», fait valoir M. Vallée.

Soulignons que dans une entente datant de 2015, la Caisse s’engageait à financer ses projets d’infrastructures sans aucun partenaire lié au gouvernement. «Dans le cas contraire, la participation du gouvernement sera sous forme d’une participation en équité», précisait l’entente.

Payer plusieurs fois

En plus de la possible participation de Québec, la FCC craint que les contribuables soient taxés à plusieurs reprises, notamment via leur municipalité, le coût des transports et même leur compte d’Hydro-Québec.

«Plusieurs idées ont été lancées, notamment que les propriétaires qui habitent proche d’une station payent plus de taxes foncières», rappelle M. Vallée, selon qui ce serait une «injustice complète». «Si Hydro-Québec investie aussi dans le projet ça pourrait avoir un impact sur les factures de tous les clients d’Hydro-Québec», ajoute celui qui ne cache pas son inquiétude.

Au ministère des Transports, on préfère ne pas étaler sur la place publique les négociations en cours. Aux Finances, on précise que «la participation du gouvernement du Québec se fera par une prise de participation en équité, donc sur la dette [...] notre contribution nous donnera droit à des dividendes», promettant plus d’informations dans le prochain budget.

 
Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.