/news/politics
Navigation

Hôpital Saint-Sacrement: Couillard défend les crucifix

Hôpital Saint-Sacrement: Couillard défend les crucifix
Photo Simon Clark

Coup d'oeil sur cet article

Philippe Couillard défend les crucifix qui ornent les murs des établissements publics du Québec.

Le tollé soulevé par la décision de l'Hôpital Saint-Sacrement de retirer le Christ en croix de son hall d'entrée a rattrapé le premier ministre, qui visitait mercredi matin une entreprise de Rimouski.

Le crucifix était accroché au mur depuis la fondation de l'établissement en 1927 par les Soeurs de la Charité de Québec. Selon le premier ministre, il «faut se souvenir» de notre histoire, plus encore, il faut la mettre en évidence.

«Il faut que ça se voit, il faut que les gens sachent ça, a soutenu M. Couillard. Quand je parle aux gens des autres cultures, ça ne les dérange pas de voir le crucifix à l'Assemblée nationale ou dans un hôpital. Le fait de gérer cette question là de la diversité, ne veut pas dire tourner le dos à notre patrimoine, à notre histoire, et ça c'est un bel exemple».

Le premier ministre a tenu à préciser que le projet de loi de son gouvernement sur la neutralité de l'État protégera le patrimoine historique et religieux du Québec. Cette loi guidera les gestionnaires à prendre les bonnes décisions.

«Ils ont besoin d'encadrement, bien l'encadrement va inclure la protection et la valorisation même, appelez ça le patrimoine ou le parcours historique du Québec. C'est important qu'on sache d'où on vient, comment toutes ces institutions là ont été faites et je ne pense pas que ça agresse personne des autres cultures ou des autres religions qu'on le fasse», a-t-il insisté.

Philippe Couillard n'est toutefois pas allé aussi loin que son ministre responsable de la Capitale nationale, qui estime que la décision de la direction du CHU de Québec était une «erreur». François Blais a également dit souhaiter que l'établissement revienne sur sa décision et raccroche le crucifix de la discorde.