/news/currentevents
Navigation

Les bonis aux cadres policiers justifiés

Coup d'oeil sur cet article

Montréal a le droit de verser aux cadres du SPVM des bonis basés entre autres sur le nombre de contraventions distribuées, tranche le Commissaire à la déontologie policière.

Vendredi, la Ville de Montréal a rendu publique pour la première fois la lettre du Commissaire qui a rejeté en août 2016 une plainte de la Fraternité des policiers et policières de Montréal concernant les primes surnommées «bonis Denis» par le syndicat. Ces bonis avaient semé la controverse en février 2016.

Le syndicat accusait alors le chef de la police, Philippe Pichet, de placer ses policiers en situation de conflit d’intérêts en liant les bonis avec, entre autres critères, le nombre de constats donnés.

«Notre examen ne relève aucune indication permettant de soutenir que les officiers visés par ce processus de bonification aient commis des manquements déontologiques, et ce, dans le but d’atteindre leurs objectifs de rendement respectifs», souligne Me Hélène Tremblay, commissaire adjointe.

Me Tremblay convient même que l’argument de la Ville, d’accroître la sécurité routière, est un objectif qui «participe à l’intérêt du public».

En février 2016, la Ville avait insisté sur le fait que les bonis liés aux contraventions ne constituent qu’un des 18 critères pour l’obtention de la prime.

«Les cadres sont évalués sur plein de points. Là, on pointe un critère en particulier, mais l’application du Code de la sécurité routière fait partie du rôle de policier», avait déclaré la responsable de la sécurité à la Ville, Anie Samson. En 2016, le montant versé en bonis par la Ville à 97 cadres policiers a atteint 352 803 $, soit près de 3 % de la masse salariale de 13 M$.