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La chapelle des hypocrites

La chapelle des hypocrites

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Franchement, je n’en croyais pas mes yeux. Une société d’État comme Radio-Canada qui publie une connerie pareille, ça m’a coupé le sifflet.

Les chroniques de Richard Martineau alimentent (sic) l’islamophobie? Hein? Mais jusqu’où ira-t-on dans le dénigrement du concurrent? 

On aurait pu comprendre l’errance d’un surnuméraire du dimanche. Mais la signature de l’auteur, Luc Chartrand, un reporter d’expérience, indique autre chose.

Il n’y a rien d’anodin dans ce texte assassin. Rade-Cane veut en finir avec le collègue Martineau, mais pour faire plaisir à qui? Peut-elle user de tous les moyens?

Résumons : Luc Chartrand, correspondant de Radio-Canada au Moyen-Orient, pond un long texte à partir du mémoire de maîtrise d’une parfaite inconnue.

Le document soumis à l’UQÀM par Mélanie Beauregard date d’octobre 2015.

Primo : pourquoi le ressortir maintenant? Les sensibilités sont à fleur de peau! Ça commence à peine à se tasser. Instrumentaliser un travail académique pour ostraciser un chroniqueur, c'est d'une totale hypocrisie.

Venant d’une société d’État, c’est franchement irresponsable, surtout par les temps qui courent.

L’intolérance peut faire des victimes dans tous les camps et espérons que les autorités politiques prendront la chose au sérieux. Radio-Canada n’est tout de même pas sans gouvernail!

Secondo : le contenu du mémoire de Mélanie Beauregard a quelque chose de louche. Le choix du sujet (les chroniques de Richard Martineau) a de quoi surprendre.

On ne choisit pas cela au hasard, vous allez voir, il y a des influences qui se pointent le nez...

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D’emblée, Mme Beauregard dit offrir «une réflexion qui tente de synthétiser, d'amalgamer et d'articuler diverses théories sur l'islamophobie, l’islamophobie médiatique, l'islamophobie impérialiste»... On note le simplisme et l’aveu naïf d’un objectif précis...

L’auteure ajoute, dans une première contradiction, que «les discours (sic) des chroniques de Richard Martineau sont à la fois islamophobes et islamophiles». Il est pour et contre l’islam!

Mme Beauregard, guidée par ses maîtres, a analysé des centaines de chroniques. Pourquoi celles de Richard Martineau en particulier ? Parce qu’elles étaient les plus nombreuses...

Mais surtout parce qu’elles collaient parfaitement aux reproches qu’adresse la gauche multiculturaliste à ceux qui ne gobent pas les arguments de l’islam militant. Les reproches adressés aussi à ceux qui ne condamnent pas Israël...

Tout ce qui est contraire au multiculturalisme est utile à l’argumentaire de la détestation en vogue à l’UQÀM.

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Dans son mémoire, Mme Beauregard cite souvent Rachad Antonius, prof de l’UQÀM, très présent dans les médias québécois et farouche pourfendeur d’Israël.

En 2010, le même Antonius publiait «Le Journal de Montréal et les frontières symboliques avec les musulmans». Et c’est lui qui a guidé Mélanie Beauregard dans sa recherche. Une sorte de suite logique. Mais aussi une sorte d’obsession...

Mme Beauregard le remercie d’ailleurs pour son soutien indéfectible : «Son encadrement a largement contribué à ma formation théorique». Ainsi se déploient les influences et les idées...

D’origine égyptienne, Rachad Antonius a un drôle de parcours. D’abord diplômé en mathématique au Manitoba, il a abouti en sociologie à l’UQÀM où il enseigne maintenant. Il s’est métamorphosé en expert de la politique du Moyen-Orient.

Antonius dit mener dans ses cours des «discussions approfondies sur le conflit israélo-palestinien».

C’est un ami de Radio-Canada et la CSN s’est fiée à lui pour comprendre le «printemps arabe».

Antonius a la plume facile, on le lit souvent. On l’a vu à Télé-Québec, à Tout le monde en parle. Il dénonce Israël et l’islamophobie sans gêne aucune.

La déjection dominicale de Luc Chartrand l’a sûrement comblé mais ne lui aura sans doute rien appris...

J’imagine sans mal la consternation de mon ami Martineau en lisant ça dimanche. Vraiment, ça donne la nausée.