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L’«arbitre» ira devant un arbitre

L’«arbitre» ira devant un arbitre
Photo d'archives, Mathieu Belanger

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La célèbre «arbitre» de la télévision, Me Anne-France Goldwater, voit son rôle inversé par la Cour puisqu’elle devra se présenter devant un arbitre, contre une cliente, dans une affaire d’honoraires.

«Pour moi, ça n’a aucun sens de se rendre devant un arbitre pour une cause qui pourrait se régler en conciliation», lance la colorée avocate.

Me Goldwater est visée par Jamila Mirza, cliente d’une ancienne avocate de son cabinet Goldwater Dubé inc. Mme Mirza conteste des honoraires totalisant 66 551 $ facturés pour la représenter dans un dossier de divorce en 2013.

Elle devra passer devant le Conseil d’arbitrage de comptes des avocats du Barreau du Québec.

Ce conseil entend les clients insatisfaits qui souhaitent contester le compte d’honoraires professionnels de leur avocat. Avant d’en arriver là, les deux parties peuvent tenter de parvenir à une entente lors d’une conciliation avec le Bureau du syndicat.

Conciliation

Me Goldwater estime cependant que cela ne constitue pas une «vraie conciliation».

«La conciliation offerte, ce n’est pas une vraie conciliation où on prend rendez-vous, on se rencontre et on peut arriver à un compromis», souligne-t-elle avec véhémence.

Dans un jugement, la juge Suzanne Vadboncœur a rejeté la requête de Me Goldwater, qui ne voulait pas passer devant le Conseil d’arbitrage.

Celle qui est connue pour avoir animé l’émission L’arbitre voit donc son rôle inversé.

«Ça peut paraître drôle, parce que les rôles portent le même nom, mais il y a une différence», assure Me Goldwater.

Elle rappelle qu’à l’émission L’arbitre, les deux parties s’entendent par contrat pour lui soumettre leurs différends, et que le gagnant est dédommagé sans que le perdant ait à payer un seul centime.

«Une vraie conciliation évite de voir un cas s’éterniser. Je suis avocate en droit de la famille, je vais toujours favoriser de s’entendre avec des compromis plutôt que d’embourber le système de justice», mentionne l’avocate.

Me Anne-France Goldwater conclut en soulignant que le dossier est en cours depuis déjà quatre ans.