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Un ancien prof de musique accusé d’abus sexuels

Jacques Taillefer
Photo Guy Latour Jacques Taillefer
Accusé

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JOLIETTE | Une femme d’une cinquantaine d’années a raconté lundi comment le Repentignois Jacques Taillefer, 73 ans, aurait commis des attou­che­ments sexuels sur elle alors qu’elle était adolescente, il y a près de 40 ans.

L’ancien enseignant de musique, Jacques Taillefer, est accusé d’avoir fait 10 victimes, dont 9 étaient d’âge mineur au moment des faits allégués. Les abus sexuels se seraient produits sur une période de plus de 40 ans.

Julie (nom fictif) connaissait l’accusé depuis plusieurs années lorsqu’un soir de janvier 1979, il aurait frotté ses parties génitales avec ses pieds pendant une vingtaine de minutes. Selon son récit présenté lundi au premier jour du procès de Taillefer, la jeune présumée victime était à ce moment-là assise sur le divan trois places dans le chalet de l’accusé, à Saint-Jean-de-Matha.

«Je n’ai pas réa­gi. J’étais surprise et flattée qu’un homme s’intéresse à moi», a-t-elle déclaré au juge Jean Roy.

Quelques mois plus tard, Julie et l’accusé se seraient retrouvés dans une grange, toujours à Saint-Jean-de-Matha. M. Taillefer l’aurait alors embrassée de façon brusque. «J’ai eu peur qu’il me viole, car il était violent dans son geste», a-t-elle ajouté. Les deux personnes auraient alors rapide­ment quitté la grange «pour ne pas se faire voir», lui a dit l’accusé.

À un autre moment, Jacques Taillefer se serait retrouvé seul avec Julie au deuxième étage de la grange. Il aurait alors baissé son pantalon et aurait exigé que l’adolescente lui touche le pénis, tout en caressant son sexe. Enco­re une fois, Julie affirme avoir été flattée que l’homme s’intéresse à elle.

Fête nationale

Une seconde présumée victime, Johan­ne, la sœur de Julie, a pour sa part témoigné que lors de la Fête nationale de 1982, M. Taillefer serait venu la rejoindre dans son lit dans la résidence de l’accusé à Charlemagne.

«Il a dit qu’il faisait chaud. Il a alors enlevé les couvertures. Il a commencé à souffler sur mon corps tout en montant tranquillement», a-t-elle ajouté.

M. Taillefer aurait alors enlevé la che­mise de nuit de l’adolescente avant de lui caresser les seins et de l’embrasser sur la bouche. En quittant la chambre, il lui a dit que ce n’était qu’un rêve.

Taillefer fait face à 21 chefs d’accusation, dont agression sexuelle, contact sexuel, incitation à des con­tacts sexuels, grossière indécence et attentat à la pudeur.

 

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