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Un paternel qui ne touche plus à terre

Un pionnier du ski de fond au Canada, Pierre Harvey, s’est régalé dimanche de la victoire de son fils

Photo d'archives

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Il n’y avait pas un papa plus heureux que celui d’Alex Harvey, dimanche. Devant son écran sur lequel il a suivi minutieusement la totalité du 50 km, Pierre Harvey a été envahi par une boule d’émotions quand fiston a décroché la victoire dans les tout derniers moments de la course.

«Ma femme et moi, on criait, on pleurait, on capotait! C’était incroyable. Je pense que c’est sa plus grande victoire à vie», a affirmé le père du champion sur les ondes de RDI.

S’il misait sur un podium avant le lancement de la course, Pierre Harvey n’aurait jamais cru que son fils repartirait de Lathi avec une médaille d’or au cou de la plus éreintante épreuve des championnats du monde.

«On gageait pour une troisième place, mais pas pour une première! À la fin, il a dépassé nos ambitions. Alex était en superbe forme depuis le début de ces championnats, mais il n’arrivait pas à mettre tous les morceaux ensemble. Au 30 km, il était bien placé, mais il n’avait pas pu partir dans l’échappée et il ne voulait pas se faire reprendre à ce jeu alors qu’il est resté parmi les trois premiers.

«Il a réussi à battre les deux meilleurs au monde. C’était une course fantastique pour Alex. Il a vraiment contrôlé la course et il a été capable de prouver son talent à tout le monde», a enchaîné le premier Canadien à remporter une Coupe du monde en ski de fond en 1987.

Le père de...

Le nom Harvey a toujours été indéniablement associé à celui de Pierre pour avoir été un pionnier du sport, même quand il était question des performances du rejeton. Mais ce sacre de l’athlète de 28 ans confirme une fois pour toutes que l’élève a dépassé le maître et que Harvey est aussi bien synonyme d’Alex.

«Je pense que oui avec ça. Et il le sait lui aussi, je suis sûr», répond le fils.

«La différence qu’il pouvait avoir sur moi, c’est qu’il en a déjà gagné un lui aussi (un 50 km) parce que c’est la course mythique dans notre sport (il avait gagné la célèbre Holmenkollen en mars 1988). Mais je pense qu'il va être content», a ajouté le nouveau champion au Journal.

Les J.O.

Pierre Harvey est convaincu que cette victoire injectera une dose de motivation supplémentaire à la coqueluche du jour en prévision des Jeux de Pyeongchang, l’hiver prochain. D’autant plus que le fondeur est reparti les mains vides à ses deux premiers Jeux olympiques, à Vancouver en 2010 et à Sotchi, en 2014.

«Il va être motivé à bloc pour les Olympiques de l’an prochain en sachant qu’il peut se battre avec les meilleurs. Il n’a jamais eu de grand succès aux Olympiques et ça va le motiver pour la prochaine saison», a souligné le membre de l’équipe canadienne des Jeux de Calgary de 1988 sur les ondes de LCN.