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Les dépanneurs veulent vendre de l’alcool jusqu’à 3 h

Pour certains dépanneurs, la vente d’alcool représente 35 % du chiffre d’affaires.
Photo d'archives Annie T. Roussel Pour certains dépanneurs, la vente d’alcool représente 35 % du chiffre d’affaires.

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Des propriétaires de dépanneurs et d’épiceries réclament le droit de vendre de l’alcool jusqu’à 3 h du matin au Québec pour concurrencer les bars et les restaurants.

«On demande au gouvernement d’élargir les heures de vente d’alcool. C’est une question d’équité», soutient le porte-parole de l’Association des détaillants en alimentation (ADA), Pierre-Alexandre Blouin.

Selon l’ADA, qui défend les intérêts des quelque 8000 détaillants en alimentation au Québec, la législation actuelle accorde des «avantages déloyaux» aux détenteurs de permis de type consommation sur place (CSP) au détriment de ceux de type consommation à domicile (CAD).

«Si un consommateur peut boire dans un bar jusqu’à 3 h, pourquoi il ne pourrait pas acheter une caisse de bière dans un dépanneur et repartir chez lui avec [la bière]», fait valoir M. Blouin, soulignant que la vente illégale d’alcool la nuit sur Facebook, comme le rapportait Le Journal hier, faisait aussi très mal.

Actuellement, la loi permet aux dépanneurs et aux épiceries de vendre de la bière, du cidre et du vin entre 8 h et 23 h tous les jours de la semaine.

Le gouvernement du Québec pourrait annoncer ce printemps des changements à la réglementation des différents permis d’alcool offerts au Québec par l’entremise de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ).

Tôt le matin aussi

«On aimerait pouvoir vendre de l’alcool dès 6 h du matin», croit pour sa part le président de l’Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec (AMDEQ), Yves Servais.

Plusieurs propriétaires de dépanneurs et épiceries situés en région disent perdre des ventes importantes tôt le matin lorsque des clients partent entre autres à la chasse et à la pêche.

Pour certains propriétaires de dépanneurs, la vente d’alcool peut représenter jusqu’à 35 % du chiffre d’affaires de leur établissement.