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Le budget fédéral inquiète la FCEI

Elle craint qu’Ottawa prenne des mesures fiscales qui nuiraient aux PME

La vice-présidente de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, Martine Hébert.
Photo d'archives, Agence QMI La vice-présidente de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, Martine Hébert.

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La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) se dit inquiète de rumeurs voulant que le gouvernement fédéral envisage de restreindre l’accès des PME au taux réduit d’imposition qui leur est réservé ou d’augmenter l’impôt sur les gains en capital.

«Nous demandons au gouvernement de tenir sa promesse de réduire le taux d’imposition des petites entreprises à 9 %», a déclaré Martine Hébert, vice-présidente principale de la FCEI.

«Une telle décision pourrait permettre de stimuler l’innovation ou de compenser l’augmentation des cotisations au RPC (Régime de pensions du Canada), ou l’impact d’une future taxe sur le carbone, par exemple», a poursuivi Mme Hébert.

La Fédération souligne que l’allègement fiscal ainsi que la réduction du déficit et de la dette publique sont les deux principales priorités des chefs de PME canadiens.

Recommandations

En conséquence, la FCEI souhaite que le budget fédéral 2017, qui sera présenté le 22 mars, comporte notamment un plan de retour à l’équilibre budgétaire.

En ce qui concerne l’assurance-emploi, on réclame le prolongement du crédit pour l’emploi visant les petites entreprises ou l’abaissement de façon permanente du taux de cotisation des PME.

Autre recommandation en vue du budget fédéral 2017, la FCEI propose d’instaurer une «déduction d’impôt pour l’innovation» qui permettrait aux entreprises de déduire jusqu'à 100 000 $ par année pour l’achat de nouvel équipement ou de nouvelles technologies.

Et pour «contrer la pénurie de main-d’œuvre», la Fédération suggère de créer un programme de visa d’introduction au Canada afin de faciliter et d’accélérer le processus menant à la résidence permanente pour les travailleurs étrangers.