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Un grand absent à Québec

2e au cumulatif, Sergey Ustiugov renonce aux finales de la Coupe du monde

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AFP Sergey Ustiugov, qui avait terminé deuxième derrière Alex Harvey à l’épreuve de 50 km des championnats du monde, renonce aux finales à Québec.

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Il manquera un acteur majeur aux finales de la Coupe du monde de ski de fond à Québec, la semaine prochaine: Sergey Ustiugov, quintuple médaillé aux récents championnats mondiaux et deuxième au classement de la saison.

L’équipe de la Russie ne délèguera que deux hommes et trois femmes pour les trois jours d’épreuves sur les plaines, et Ustiugov, révélation marquante de l’hiver, ne sera pas du nombre, a appris Le Journal.

«Sergey est absent de chez lui depuis la mi-novembre et il se sent épuisé, donc il n’ira pas à Québec», nous a confirmé dans un courriel Sandra Spitz, coordonnatrice des épreuves de ski de fond à la Fédération internationale de ski (FIS).

Si Ustiugov s’était présenté à Québec, seule l’absence du meneur au classement de la Coupe du monde, Martin Johnsrud Sundby, lui aurait permis mathématiquement d’espérer lui ravir le premier rang en raison des 324 points qui les séparent (1448 c. 1124). Dans un tel cas, il lui aurait fallu monopoliser la récolte optimale de 350 points à l’enjeu, soit 50 par victoire à chacune des trois épreuves, plus les 200 attribués pour la première place de ce mini-tour.

Harvey : « Je suis surpris »

Ustiugov a connu une saison de haut calibre. Champion du difficile Tour de ski, il a obtenu 10 podiums durant la dernière saison. Aux mondiaux de Lahti, il s’est signalé autant en sprint que dans les épreuves de distance avec deux médailles d’or, au skiathlon de 30 km et au sprint par équipe, et trois autres d’argent.

«Je suis surpris», a réagi Harvey, à qui on a appris le désistement de son grand rival.

«Il était tellement fort au Ski Tour de l’an passé (2e au cumulatif). Il aurait été un des favoris encore cette année, c’est certain. Dommage, mais il va y avoir un super calibre de toute façon», selon le Québécois.

Un boycottage ?

Harvey a librement soulevé une hypothèse pour expliquer l’absence d’Ustiugov et de la faible représentation russe de cinq skieurs.

«C’est très peu. Ça semble être un petit message qu’ils lancent. Après tout, les finales étaient censées être en Russie cette année...», évoque-t-il.

«Non, pas du tout», a voulu corriger Sandra Spitz. «Il est normal dans des disciplines d’endurance que des athlètes ratent des courses parce qu’ils se sentent épuisés.»

«Nous savons depuis un moment que les Russes ne seront pas nombreux. Je n’en connais pas les raisons. Eux seuls peuvent répondre à cette question», nous a écrit le directeur des courses, Pierre

Mignerey.