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1975 - Du rêve au cauchemar

1975 - Du rêve au cauchemar
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En octobre 1975, René Simard était invité à trois reprises au célèbre show The Saturday Night Live du réseau américain ABC. L’animateur de l’époque, Howard Cossell, fort impressionné par ses performances, lui avait lancé : « Tu as l’Amérique à tes pieds ».

Ce fut la consécration pour le jeune chanteur de 14 ans de l’île d’Orléans.

René Simard a été accueilli en héros à son retour de Tokyo en 1975.
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René Simard a été accueilli en héros à son retour de Tokyo en 1975.

Dans les années 1970, passant de l’enfance à l’adolescence, René Simard a multiplié les succès. Son premier album, L’oiseau, s’est vendu à près de 200 000 exemplaires.

Il a remporté le grand prix international de la chanson et le trophée Frank

Sinatra à Tokyo, s’est produit à l’Olympia de Paris et à Las Vegas aux côtés de Liberace.

Au début de sa carrière, René Simard a côtoyé de nombreuses vedettes internationales, comme ici le grand boxeur Mohamed Ali alors qu’il était champion du monde des poids lourds.
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Au début de sa carrière, René Simard a côtoyé de nombreuses vedettes internationales, comme ici le grand boxeur Mohamed Ali alors qu’il était champion du monde des poids lourds.

Double succès

En 1979, sa sœur Nathalie l’a rejoint sur la scène artistique québécoise et s’est produite avec lui à plusieurs reprises à la Place des Arts et au Grand Théâtre au début des années 1980.

La bonne fortune s’est poursuivie pour les deux chouchous des Québécois. René a continué de connaître des succès sur disque, mais il a surtout animé de nombreux galas et émissions télévisés.

Quant à sa jeune sœur, en plus de poursuivre dans la chanson, elle a animé Le Village de Nathalie à TVA, une série des plus populaires, avec des cotes d’écoute atteignant les 800 000 spectateurs.

Fin des années 1970 et début 1980, les deux jeunes stars étaient vrai­ment les chouchous des Québécois.
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Fin des années 1970 et début 1980, les deux jeunes stars étaient vrai­ment les chouchous des Québécois.

Une bombe éclate

À partir du milieu des années 1990, René s’est fait plus discret en produisant des spectacles et en jouant dans des comédies musicales.

Nathalie, quant à elle, a été reconnue coupable de fraude à l’assurance en 1993 et sa carrière a par la suite plongé dans les abîmes. Après plus de 20 ans à l’avant-scène, les Simard avaient fait leur temps.

Mais en mars 2004, une nouvelle devait secouer le Québec. Leur imprésario de toujours, Guy Cloutier, était accusé d’agressions sexuelles sur deux enfants d’âge mineur.

Fin des années 1970 et début 1980, les deux jeunes stars étaient vrai­ment les chouchous des Québécois.
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Fin des années 1970 et début 1980, les deux jeunes stars étaient vrai­ment les chouchous des Québécois.

En mai 2005, Nathalie sortait de son mutisme et confirmait avoir été l’une des victimes de Guy Cloutier. Il avait abusé d’elle dès l’âge de 11 ans jusqu’à sa majorité.

Quelques mois plus tard, en novembre, le journaliste Michel Vastel publiait Briser le silence, en collaboration avec Nathalie. Dans cet ouvrage, il lançait plusieurs flèches en direction de René Simard. Il l’accusait principalement d’avoir contribué à ce que sa sœur soit exploitée financièrement et d’avoir tenté de la dissuader de porter plainte.

Quelques jours plus tard, René donnait une conférence de presse pendant laquelle il reprochait à l’auteur de ne jamais l’avoir contacté pour connaître sa version des faits. Il a réitéré son amour pour sa jeune sœur qu’il affirme avoir toujours voulu protéger et son mépris pour Guy Cloutier qui a gâché la vie de Nathalie.

La déchéance

En 2000, Guy Cloutier recevait un prix Félix de l’ADISQ pour souligner l’ensemble de sa carrière... En 2004, il était condamné pour pédophilie et l’une de ses deux victimes, Nathalie Simard, le poursuivait au civil pour 1,2 million de dollars.

L’imprésario, jadis adulé du public et par ses collègues, a été condamné à trois ans et demi de prison. Un règlement hors cour est survenu entre Nathalie Simard et Novem, la compagnie fondée par Cloutier et administrée par sa fille Véronique. Le montant de l’entente n’a pas été divulgué.

À la suite de la publication de Briser le silence, Michel Vastel a demandé à ce que les trophées obtenus par Cloutier durant sa carrière soient rendus à l’ADISQ. Cloutier a obtempéré.

L’ex-gérant et producteur a été libéré sous condition en juillet 2006, après un peu plus de 18 mois d’incarcération.

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