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Un Bleuet fait sa marque dans le monde des affaires à Québec

Le Chicoutimien d’origine Michaël Potvin est le président et fondateur de l’entreprise d’aménagement environnemental Terralpha. Il a récemment remporté le prix de la Jeune personnalité d’affaires 2016 de la Jeune chambre de commerce de Québec.
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE Le Chicoutimien d’origine Michaël Potvin est le président et fondateur de l’entreprise d’aménagement environnemental Terralpha. Il a récemment remporté le prix de la Jeune personnalité d’affaires 2016 de la Jeune chambre de commerce de Québec.

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Huit ans après avoir quitté le Saguenay pour lancer son entreprise d’aménagement paysager dans la capitale nationale, le Chicoutimien Michaël Potvin a en quelque sorte reçu la consécration il y a quelques semaines en recevant le prestigieux prix de Jeune personnalité d’affaires à Québec de la Jeune chambre de commerce de Québec. Le Journal s’est entretenu avec le président et fondateur de Terralpha afin qu’il partage quelques ingrédients de la recette de son succès.

À 33 ans, qu’est-ce que ça fait de recevoir le prix de Jeune personnalité d’affaires de l’année des mains du premier ministre Philippe Couillard?

«J’ai reçu ça avec humilité. C’est beaucoup grâce à mon entourage et à mon mentor en affaires. Je ne viens pas d’une famille entrepreneuriale, alors je me suis entouré de gens qui connaissent les affaires. Quand j’ai reçu ce prix, j’ai tout de suite pensé à mon entourage, à mes employés et à mes clients. J’ai aussi reçu ça comme une belle tape dans le dos. Ça fait huit ans que je fais des affaires et ce n’est pas toujours facile. C’est beaucoup de sacrifices, mais finalement, je ne ferais rien d’autre.»

D’où te vient cette passion pour l’entrepreneuriat?

«J’ai toujours été une personne avec un certain leadership. Je pense que ça part de là. Au début, je me suis lancé en affaires plus pour me créer une job que pour être entrepreneur. Ça vient aussi de ma tête de cochon et du goût d’être indépendant. Je veux la liberté de faire mes propres affaires, et je l’ai trouvée dans l’entrepreneuriat.»

Pourquoi as-tu décidé de quitter le Saguenay?

«Ça me fait toujours rire... Avant de partir du Saguenay, je venais de terminer un DEC au Cégep de Jonquière et j’avais un excellent employeur qui m’offrait de belles opportunités, mais j’ai décidé de partir pour aller travailler au gouvernement du Québec. J’y allais pour la stabilité d’emploi, pour les conditions, bref tout ce qu’on se fait dire depuis qu’on est jeune. Finalement, tout ça ne me challengeait pas plus qu’il faut. Quand j’ai terminé mon contrat d’un an, j’ai été tiraillé entre revenir ou pas en région, mais en 2008, le climat économique au Saguenay était difficile alors j’ai décidé de rester à Québec.»

Tu es également président du Cercle d’affaires des Bleuets, qui regroupe des gens d’affaires de Québec originaires de la région?

«Oui. C’est là que tu te rends compte que dans la région, malgré ce que le monde en pense, que c’est une région de syndiqués. L’envers de la médaille, c’est qu’il y a une belle communauté d’affaires qui provient du Saguenay–Lac-Saint-Jean, et c’est le fun de la mettre en valeur.»

Quels conseils donnerais-tu aux jeunes du Saguenay qui hésitent à se lancer en affaires?

Ne pas attendre le moment parfait ou les conditions gagnantes, et surtout être passionné. L’avenir du Saguenay–Lac-Saint-Jean passe par là aussi. Il faut que le monde arrête d’attendre et de se fier à Rio Tinto ou aux programmes gouvernementaux... Il faut être original et se lancer. Trop souvent, j’entends du monde qui essaye de trouver l’invention parfaite ou le prochain Facebook. La vérité, c’est que si tu tripes sur les voitures, bien lance-toi dans les pièces de voitures. Pour être entrepreneur, ça prend de la passion et de la résilience. Si tu es passionné, il faut que tu y croies et que tu fonces.»