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Le Sky Pub fermé 21 jours après plusieurs problèmes

La Régie des alcools sévit pour des épisodes de violence et de transvasage d’alcool

Le serveur Paul Mathieu, du Sky, tient une des bouteilles que la Régie des alcools lui interdit de transvaser dans une bouteille de même marque. Or, le bec verseur électronique ne permet pas de vider complètement les bouteilles de fort. Il doit donc les jeter.
Photo chantal poirier Le serveur Paul Mathieu, du Sky, tient une des bouteilles que la Régie des alcools lui interdit de transvaser dans une bouteille de même marque. Or, le bec verseur électronique ne permet pas de vider complètement les bouteilles de fort. Il doit donc les jeter.

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Une entente conclue lundi entre les avocats du Complexe Sky et la Régie des alcools devrait imposer la fermeture du bar pour 21 jours à cause de bagarres, de présences de mineurs et de remplissage illégal de bouteilles.

Des problèmes constatés en 2013 par la police de Montréal au Complexe Sky viennent enfin de connaître leur dénouement. Les avocats du Sky et de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) se sont entendus lundi, au palais de justice, sur une condamnation de fermeture de 21 jours du bar et discothèque de la rue Sainte-Catherine.

L’entente doit être entérinée par les régisseurs de la RACJ, qui gère les permis d’alcool. Selon nos sources, il s’agirait d’une formalité. Cela dit, la peine n’aura probablement aucun impact puisque le bar vient de fermer pour deux mois afin de rénover l’intérieur.

En 2013, les policiers ont constaté à deux reprises la présence de mineurs à la sortie de l’établissement. Des attroupements à la sortie du bar ont aussi généré plusieurs bagarres, que les portiers n’ont pas toujours pu contenir.

«Les mineurs étaient à l’extérieur, près du bar. Les policiers ne les ont jamais vus à l’intérieur. D’après moi, ils n’y sont pas entrés», soutient Peter Sergakis, propriétaire du Sky depuis 17 ans.

Peter Sergakis, Propriétaire
Photo d'archives
Peter Sergakis, Propriétaire

Transvidage illégal

Mais c’est sur le remplissage illégal de bouteilles que la Régie a été la plus dure.

Le transvasage est interdit, surtout pour éviter la fraude, soit l’utilisation d’alcool de mauvaise qualité dans de bonnes bouteilles. Mais ce n’était pas ici le cas, assure Peter Sergakis.

«Quand on finit une bouteille de fort, il reste toujours une couple d’onces qui ne peuvent pas sortir du bec verseur. Nous ne faisions que mettre cet alcool dans des bouteilles de même marque», dit-il.

«On est allé sur la Lune, je ne peux pas croire que personne n’a encore pensé à un système pour écouler tout l’alcool des bouteilles», a commenté lundi l’un des régisseurs.

Modifier la loi

Sergakis, qui est aussi président de l’Union des tenanciers de bars, entend tout faire pour modifier les règles.

«Cette loi est là pour éviter la fraude, comme l’utilisation d’alcool de contrebande, pas pour ce type de transvidage, dont aucun client ne va se plaindre. Le pire, c’est que le fisc ne me permet même pas de soustraire ces onces d’alcool comme des pertes que je dois jeter à la poubelle», dit-il.

Dans ces tribulations qui durent depuis quatre ans, les négociations entre avocats ont permis de retirer l’allégation d’avoir eu des bouteilles d’alcool illégales, qui n’avaient pas le timbre obligatoire de la Régie des alcools.

Allégations retenues

  • Présence de mineurs à la sortie du bar.
  • Actes de violence à la sortie du bar.
  • Remplissage de bouteilles d’alcool.
  • Insectes dans des bouteilles
  • Incitation à la consommation non responsable.

Allégation retirée

  • Bouteilles illégales, n’ayant pas le timbre requis par la Régie des alcools pour prouver leur achat.