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Dépenses «injustifiées» selon l’opposition

Alexandre Boulerice
Photo d'archives Alexandre Boulerice

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OTTAWA | Les partis d’opposition affirment que l’explosion des contrats donnés par le gouvernement Trudeau à des firmes de communication pour sonder l’opinion publique est injustifiée et soulève des questions.

Le Journal a révélé mardi que le Bureau du Conseil privé – le ministère du premier ministre Justin Trudeau – a octroyé 2,5 M$ à des firmes pour réaliser des sondages et tenir des groupes de discussions depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux à l’automne 2015. Ce ministère a ainsi dépensé plus en 16 mois de règne libéral que les conservateurs en huit années au pouvoir.

«Ils sont dépensiers, les libéraux, pour sonder le cœur et l’âme des gens», lance le député du NPD, Alexandre Boulerice. «C’est une explosion totalement injustifiée et injustifiable», poursuit-il.

«Un bureau du premier ministre peut aller voir l’opinion de ses concitoyens. C’est tout à fait normal. Mais d’en faire autant que ça, moi, ça me surprend», affirme le député conservateur Alupa Clarke.

Qui en profite ?

Si le bureau du premier ministre défend ces dépenses par l’importance de «rester à l’écoute des Canadiens et de leurs priorités», l’opposition s’interroge pour sa part à savoir si ces contrats ne profitent pas plutôt au Parti libéral du Canada.

«Il faudrait savoir comment ils utilisent ces sondages-là. Que font-ils avec ces sondages? Ça va où? Est-ce que ça reste au bureau du premier ministre? Est-ce que ça se rend au Parti libéral», poursuit M. Clarke.

M. Boulerice appelle pour sa part le gouvernement à faire preuve de plus de «transparence». «Nous, on voudrait connaître le processus de distribution des contrats et les objectifs de ces sondages-là. (...) C’est une utilisation assez abusive de l’argent des contribuables», fait valoir le néo-démocrate.

Le député bloquiste Gabriel Ste-Marie qualifie de «gaspillage» l’approche des libéraux, les accusant de gouverner par sondages «pour repousser les décisions qu’ils prennent».