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Ministre «éprouvé» par les démêlés de son frère

POL-REMANIEMENT MINISTÉRIEL
Photo Agence QMI, Matthew Usherwod François-Philippe Champagne
Ministre du Commerce international

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OTTAWA | Le ministre François-Philippe Champagne qualifie d’«épreuve éprouvante» les démêlés de son frère avec la justice et ses liens présumés avec un Hells Angels.

Il refuse toutefois de commenter les circonstances ayant mené à l’acquittement négocié de son frère alors que lui-même songeait à la politique.

«Je ne ferai aucun commentaire au sujet de mon frère, sauf pour dire que c’est évidemment une épreuve éprouvante pour notre famille», a décla­ré le ministre du Commerce international dans un courriel transmis par son bureau hier.

Tel que rapporté par Le Journal hier, son frère, l’homme d’affaires Guillaume Champagne, a déjà été inculpé pour avoir exploité un laboratoire de méthamphétamine lié aux Hells Angels.

Avant qu’il n’y ait procès, il avait réussi à «négocier» son acquittement avec la Couronne, au moment même où son frère se préparait à faire le saut en politique.

En novembre 2008, la police avait notamment saisi 34 000 comprimés de méthamphétamine, 4000 g de haschis­ch et une arme prohibée dans le sous-sol d’une résidence appartenant à Guillaume Champagne, à Grand-Mère.

En décembre 2013, soit six mois avant que l’actuel ministre ne devien­ne officiellement candidat libéral dans Saint-Maurice-Champlain, la Couronne a informé le tribunal qu’elle n’avait plus de preuves à offrir contre l’accusé, sans donner plus d’explications.

Défense

En relâche parlementaire cette semai­ne, les oppositions ont été avares de commentaires.

Le député conservateur Gérard Deltell s’est néanmoins porté à la défense de son adversaire politique avec qui il a souvent eu l’occasion de «croiser le fer» sur les enjeux de finances. «C’est un homme pour qui j’ai beaucoup de respect et d’estime. (...) Nous respectons le processus judiciaire» a-t-il dit.

Pour leur part, le Bloc québécois et le NPD ont refusé de commenter.