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La mobilisation contre le réchauffement continuera, avec ou sans les Américains

 Anne Hidalgo
Photo AFP Anne Hidalgo

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Même si l’administration Trump devait se retirer de l’accord de Paris, «la clé de l’action» contre le réchauffement climatique revient aux maires, aux citoyens et au secteur privé qui ne lâcheront rien», a assuré mercredi à New York la maire de Paris, Anne Hidalgo.

«Se dire aujourd’hui climato-sceptique, c’est faire preuve d’ânerie, d’inconscience aussi par rapport aux risques de la planète et de la vie humaine», a souligné Mme Hidalgo en marge d’une conférence à l’université Columbia, réunissant de nombreux maires des grandes villes mondiales de l’organisation CAC40, dont elle assume la présidence.

«Quand on a adopté une loi internationale comme celle de l’accord de Paris, on se doit de la respecter, et je crois que les citoyens américains, comme d’autres sur la planète, sauront se faire entendre», a-t-elle ajouté.

«Bien sûr ce serait très grave qu’un pays (les États-Unis, ndlr), dont on a besoin et qu’on aime, soit dans un non-respect de la parole qui a été donnée à l’ONU et à Paris. Mais de toute façon les actions, elles sont conduites par les maires, par le secteur privé et par la mobilisation citoyenne et ça, ça ne s’arrêtera pas, quoi qu’en disent les gouvernements», a-t-elle souligné.

Annie Hidalgo a également fait valoir le rôle particulier des femmes, qui sont pour elle «particulièrement sensibles à la question climatique», notamment sur les questions de pollution de l’air et de santé dans les pays développés, ou de gestion de l’eau en Afrique.

«Le changement climatique, comme les droits des femmes, ne peut pas être mis en doute. La réponse au populisme, c’est le courage et l’action, le populisme ne peut pas être un refuge», a-t-elle souligné devant les conférenciers.

Selon le New York Times, l’administration Trump serait divisée sur un éventuel retrait de l’accord de Paris. Le conseiller en stratégie Steve Bannon serait pour sortir de l’accord arraché en décembre 2015 et signé par 194 pays, tandis que le secrétaire d’État et ex-PDG du groupe pétrolier ExxonMobil, Rex Tillerson et l’influente fille du président, Ivanka Trump, y seraient opposés.

Pendant sa campagne électorale, M. Trump, un climato-sceptique, avait dit qu’une fois élu il annulerait la participation américaine à cet accord, signé par l’administration Obama. Mais après son élection le 8 novembre, il avait dit garder «l’esprit ouvert» sur le sujet.