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La tempête cause des perturbations au fédéral

Bloc Parlement d'Ottawa
PHOTO AGENCE QMI, MATTHEW USHERWOOD

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La tempête de neige qui s’abat sur le Québec a causé des perturbations dans les activités de plusieurs députés et ministres fédéraux de la province qui sont pour la plupart dans leur comté en semaine de relâche parlementaire.

En voici un tour de piste...

Le jour de la marmotte pour Duclos

Le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, affirme avoir vécu le «jour de la marmotte» lundi et mardi. Après avoir passé plus de quatre heures dans les airs entre Toronto et Montréal, mardi soir, son avion a finalement dû rebrousser chemin vers la Ville-Reine.

«Les pilotes nous avaient dit qu’ils tenteraient d’atterrir si les conditions le permettaient et on a tourné une heure et demie au-dessus de Montréal. On voyait qu’il y avait des turbulences dans l’avion, donc on était effectivement nerveux, même si on avait confiance dans le jugement de l’équipage», indique le ministre.

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Photo courtoisie

À sa grande surprise, M. Duclos est donc retourné passer la nuit mardi à Toronto au même hôtel que la veille, où la même préposée l’a accueilli, à la même heure, soit à 22h 50, et lui a donné sans le savoir la même chambre.

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«C’était comme dans le film le Jour de la marmotte», a-t-il lancé.La tempête l’a ainsi forcé à annuler des rencontres prévues mercredi matin à Montréal, dont une avec les représentants de la Chambre de commerce de Laval. Le ministre a finalement eu un vol de Toronto à Québec, où il a atterri pour retourner dans son comté, où ses activités ont été annulées. 

La tempête rattrape la ministre Bibeau à New York

La ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, n’a également pu échapper à la tempête qui s’est aussi abattue à New York, où elle se trouve depuis mardi pour participer à la Commission sur le statut de la femme de l’ONU.

«Donc la journée d’hier (mardi) a été bousculée, parce que l’ONU a fermé ses portes et donc son agenda a été un peu affecté, parce que plusieurs activités ont été reportées à aujourd’hui (mercredi)», a indiqué l’attaché de presse de la ministre, Bernard Boutin.

Changer des couches à la chandelle pour Clarke

Nouvellement papa de Winston, un petit garçon de 8 jours, le député conservateur Alupa Clarke, a changé des couches à la chandelle durant la nuit de mardi à mercredi. Sa maison à Montmorency a subi une panne d’électricité à l’instar de dizaine de milliers de personnes dans la région de Québec.

«Ma femme, bien entendu, doit l'allaiter ‎plusieurs fois durant la nuit, ou alors nous devons changer les couches. Cette nuit nous avons dû allumer des chandelles pour voir ce qu'on faisait. C’était presque romantique», s’exclame le député de Beauport-Limoilou.

M. Clarke a aussi dû repousser des rencontres dans son comté qui étaient prévues en avant-midi.

L’école à la maison avec Boulerice

La tempête de neige a entraîné la fermeture des écoles, si bien que le député néo-démocrate de Rosemont-La-Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, a passé la journée à la maison avec son fils Sevan en première année.

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«Les écoles sont fermées à cause de la neige, alors je suis à la maison toute la journée. Je suis avec le plus petit. Je suis au téléphone et courriel. Je fais de la lecture et de la rédaction et je pellette mon entrée», lance-t-il.

Le «bordel» selon Paul-Hus

«Tout est bloqué...c’est le bordel un peu», s’exclame le député conservateur Pierre Paul-Hus, qui a dû annuler deux activités prévues avec des organismes dans son comté de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles.

Son bureau a aussi été privé d’électricité mercredi matin et certains de ses employés n’ont pu rentrer travailler.

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Photo courtoisie

«Dans le comté, il y a des routes où il n’y a aucune lumière et pas de stop, alors c’est très glissant. Ça a pris plus de temps pour s’en venir parce que la circulation était dangereuse avec les routes glissantes», explique-t-il.

Le député a aussi envoyé une photo de son entrée enneigée à ses parents qui se trouvent en Floride. «Je leur ai dit : «Ne me parlez pas de soleil ou de Floride»», s’esclaffe-t-il.

Moment d’exaspération pour Barsalou-Duval

Le député bloquiste Xavier Barsalou-Duval dit avoir eu «un peu la frousse», mardi soir, en revenant d’une consultation sur la circulation nautique à Saint-Antoine-sur-Richelieu. Le trajet qui dure normalement 45 minutes s’est plutôt transformé en deux heures «interminables».

«C’est surtout une exaspération (que j’ai vécue) du fait que c’était interminable, ça ne finissait plus. Puis on ne voyait rien devant nous. Tu te sens un peu claustrophobe dans le sens où tu as envie que ça finisse, tu as envie de sortir de là, mais tu n’as pas le choix de continuer», explique le député de Pierre-Boucher-Les Patriotes-Verchères.

Le bloquiste raconte qu’il est même resté pris dans un banc de neige.

«La sortie d’autoroute (20) n’était pas déneigée, alors il a fallu rentrer dans le banc de neige pour rentrer dans la sortie d’autoroute et on est resté pris une fois. Il a fallu débarquer de l’auto, pelleter, et pousser», raconte-t-il.