/news/green
Navigation

La tempête surprend même les motoneigistes

La tempête surprend même les motoneigistes
Photo d'archives, Julien Cabana

Coup d'oeil sur cet article

Même l’industrie de la motoneige a été prise de court par la tempête. En Montérégie, plusieurs clubs qui croyaient la saison terminée doivent ressortir la machinerie et recommencer à zéro l’entretien des sentiers.

La neige est rarement généreuse avec les clubs de la Montérégie à ce temps-ci de l’année. La tempête qui fait rage depuis mardi a entrainé près de 70 cm sur certains secteurs de la région.

«Je n’ai jamais vu ça repartir la saison en mars, on avait tout serré notre machinerie », a dit Nathalie Morin du Club de motoneige de St-Patrice-de-Sherrington.

La manœuvre représente de nombreuses heures, voire plusieurs journées de travail, ainsi que des frais pour les clubs qui croyaient leur saison terminée. Certains avaient été jusqu’à retirer la signalisation des sentiers.

Cette saison-ci, le club de St-Patrice-de-Sherrington a été en activité seulement deux semaines en janvier, avant que la pluie ne vienne à bout de ses sentiers enneigés.

«Avec la tempête, on doit repartir à zéro l’entretien et s’il pleut la semaine prochaine, ce sera décourageant d’avoir tout fait ça», a dit Mme Morin.

Motoneigistes enthousiastes

Même son de cloche au Club de motoneige du Centre de la Montérégie. Mais l’engouement des motoneigistes, lui, est au rendez-vous. Ils veulent savoir si les sentiers seront surfacés.

«Les gens ont commencé à nous appeler avant même que la tempête commence, le téléphone n’arrête pas», a dit la secrétaire-trésorière Ginette Bilodeau. «La neige va fondre bientôt, le temps qu’on le fasse, ça va refondre, il faut évaluer si ça vaut la peine», a dit Mme Bilodeau.

Le Club de motoneige Les bons voisins, à Mercier, prévoit jusqu’à deux jours de travail pour à peine quelques journées de pratique sur ses 182 km de sentiers.

«On n'a tellement pas eu de saison, on va sortir pareil», a dit Dominique Levasseur, président du club.

C’est donc l’enjeu de la plupart des 18 clubs de la région de la Montérégie. Certains décideront de reprendre l’entretien, d’autres non. Dans tous les cas, il faut être prudent avec les nombreux cours d’eau sur lesquels il n’est plus possible de circuler vu les récents redoux, a rappelé la Fédération des motoneigistes du Québec.