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Autoroute 13: les Québécois déçus par la gestion de crise du gouvernement

Autoroute 13: les Québécois déçus par la gestion de crise du gouvernement
Photo AGENCE QMI

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MONTRÉAL – La majorité des Québécois ont été bien peu impressionnés par la gestion de crise qu’a menée le gouvernement lors de la «tempête du siècle», alors que près de 300 voitures sont restées coincées sur l’autoroute 13 pendant la nuit de mardi à mercredi.

Selon les données d’un sondage Léger-«Le Journal de Montréal»-TVA Nouvelles dévoilé jeudi soir, 80 % des Québécois jugent que la crise sur l’autoroute 13 est imputable au ministère des Transports du Québec (60 %) ou au ministère de la Sécurité publique du Québec (20 %).

La Sûreté du Québec, qui a admis jeudi que sa réaction au carambolage était «inacceptable» et qui a relevé de ses fonctions l’officier responsable de l’opération, a été pointée du doigt par seulement 9 % des Québécois. Les policiers du Service de police de la Ville de Montréal ont été mis hors de cause, seulement 3 % des répondants choisissant de leur faire porter le blâme avant tout autre organisme.

Les ministres libéraux pointés du doigt

Dans une écrasante majorité, les répondants n’ont pas apprécié le travail du ministre des Transports Laurent Lessard. Seulement 7 % des Québécois ont défendu sa gestion de la crise, tandis que 83 % ont condamné son travail.

Signe de l’insatisfaction monstre des répondants, tout près d’un Québécois sur deux (48 %) réclame purement et simplement la démission du ministre, tandis que 30 % des répondants estiment qu’ils devraient conserver son poste. Une personne sur cinq n’a pas émis d’avis sur la question.

Son homologue de la Sécurité publique, Martin Coiteux, s’est légèrement mieux tiré d’affaire en obtenant un taux d’insatisfaction de 74 %.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a plutôt suscité un avis partagé. 37 % des Québécois ont dit être satisfait de son travail, tandis que 39 % se sont montrés insatisfaits. Un répondant sur quatre n’avait pas d’avis sur la question. «Denis Coderre n’a pas été mis sur la sellette lors de cet événement-là», a rappelé Sylvain Gauthier, vice-président, communications et affaires publiques chez Léger, pour expliquer ce résultat.

Enfin, signe que la tempête et les nombreux carambolages ont marqué les esprits, 38 % des répondants ont affirmé avoir été inquiets pour leur sécurité ou celle de leurs proches lors de la tempête.

Le sondage a été mené auprès d’un panel web de 504 répondants de partout au Québec. La marge d’erreur est de plus ou moins 4,4 %, 19 fois sur 20.