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Un autre recours collectif contre Pfizer

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Une Montréalaise qui dit avoir développé un cancer du sein en consommant deux médicaments s’est fait autoriser sa demande de recours collectif contre la compagnie pharmaceutique Pfizer, plus de six ans après avoir déposé sa plainte.

La Cour supérieure du Québec a approuvé l’action collective de Roslyn Sifneos le 16 mars. La plaignante dit avoir pris les hormones Premarin et Premplus pendant cinq ans, jusqu’à ce qu’un cancer du sein lui soit diagnostiqué en 2011.

Elle allègue que ces médicaments, présentés comme des moyens de contrer les effets de la ménopause chez la femme, sont la cause de divers problèmes de santé chez les utilisatrices, dont le cancer du sein.

Pas de recherches cliniques

Elle déplore aussi l’absence de recherches cliniques, qui auraient permis de démontrer «les dangers pour la santé des consommatrices».

Mme Sifneos a décliné notre demande d’entrevue et son avocat ne nous a pas rappelés.

Cas semblable

Ce n’est pas la première fois que la compagnie Pfizer est la cible d’une telle poursuite.

En 2011, plus de 1100 femmes, dont 528 Québécoises, avaient intenté une poursuite semblable contre la compagnie pharmaceutique Wyeth Canada, qui a depuis été achetée par Pfizer.

La Cour suprême de la Colombie-Britannique avait alors autorisé la demande et Pfizer, après avoir tenté de bloquer la poursuite, avait finalement accepté de payer une compensation de 13,6 millions $ pour fermer le dossier.

Le tribunal a reconnu que cette poursuite a contribué au délai de l’autorisation du recours de Mme Sifneos.

En 2003, un avertissement fut ajouté à la description de Premplus quant aux risques de cancer du sein.