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Fin de la rivalité

Fin de la rivalité
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Le temps où les projets de service rapide par bus (SRB) et de troisième lien étaient placés en opposition est désormais révolu. Il s’agit là d’un pas de géant vers un plan d’ensemble visant à solutionner les problèmes de congestion routière à Québec.

Depuis l’an dernier, et jusqu’à tout récemment, on affirmait dans les rangs libéraux qu’il fallait d’abord procéder avec le SRB avant de se pencher sur un troisième lien.

La donne vient de changer, puisque le gouvernement continuera non seulement d’investir dans le SRB, mais va aussi de l’avant avec un bureau de projet pour le troisième lien. Fait surprenant, il injecte dans le bureau de projet du troisième lien presque le double de la somme attribuée à cette même fin pour le SRB il y a un an.

Pour plusieurs, le service rapide par bus Québec-Lévis ne règlera pas l’ensemble des problèmes de congestion. N’en déplaise à ses détracteurs, Québec a néanmoins besoin d’un système de transport collectif digne de ce nom, au même titre que toutes les autres grandes villes en Amérique.

En ce qui concerne le troisième lien, il était devenu incontournable de documenter ce projet très présent dans l’espace public.

Jouer du coude

Il sera fort intéressant d’observer la joute qui s’annonce entre les gouvernements fédéral, provincial et les deux villes, afin de boucler le financement du projet de SRB. C’est d’autant plus vrai avec la sortie du maire Labeaume mardi, qui est venue jeter de nouveau un froid sur ses relations avec Lévis. Le gouvernement ne s’est en effet toujours pas avancé sur le pourcentage qu’il serait prêt à assumer. Il a été question jusqu’à présent de 50 %.

Le maire Labeaume y est d’ailleurs allé d’une bien étrange méthode, la semaine dernière, en dévoilant son jeu avant même le début des négociations. L’élu a en effet affirmé qu’il serait prêt, si nécessaire, à contribuer à hauteur de 10 %. Le maire de Lévis a été plus stratégique, fermant carrément la porte à une contribution de sa ville.

Toutefois, à partir du moment où le gouvernement se montre ouvert aux discussions dans le but de revoir sa contribution dans le projet, le maire Lehouillier n’aura pas le choix de faire lui aussi son bout de chemin. Il n’a par ailleurs aucun avantage à se désister du projet.

«Gilles Lehouillier c’est un gars sérieux, je pense qu’il ne laissera pas sur la table des sommes d’argent si sa population peut en bénéficier», a laissé tomber mardi le ministre Laurent Lessard à propos de son ex-collègue libéral. Le message est lancé.

Tête des ponts

En ce qui concerne le réaménagement de la tête des ponts, il faudra encore patienter puisque les études ne sont toujours pas terminées. Le plan était pourtant déjà prêt en 2015, alors que le budget d’un milliard avait été révisé de moitié. Les travaux s’étalaient sur dix ans. Il y a donc encore loin de la coupe aux lèvres.

À ce sujet, le maire de Québec déplorait en janvier dernier l’inaction du gouvernement, insistant sur le fait que pas moins de six ministres des Transports s’étaient succédés en six ans. Il serait temps de cesser de proscratiner.