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Un roman sur l’intimidation

Dans Juliette à Rome, Rose-Line Brasset s’est inspirée de son séjour en Italie pour écrire sur ce thème

Un roman sur l’intimidation
Photo courtoisie

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Invitée d’honneur du Salon international du livre de Québec, Rose-Line Brasset s’est inspirée de son séjour en Italie et de sa visite dans un lycée français de Rome pour cadrer son nouveau roman, Juliette à Rome. Elle y a visité des sites historiques magnifiques mais l’accueil réservé à sa fille a fourni le sujet du roman: l’intimidation.

Dans ce septième tome de la série à succès, vendue à plus de 150 000 exemplaires, Juliette se réjouit d’être en vacances: c’est la semaine de relâche et sa mère lui apprend qu’elles partent toutes les deux à Rome. Juliette fréquentera un lycée français pendant que sa mère fera son nouveau reportage.

Le célèbre duo découvre le Colisée, puis se rend en classe. Surprise! Les nouveaux camarades d’école ne lui réservent pas tous un accueil chaleureux... Choisira-t-elle la vengeance ou le pardon face à l’intimidation? Une belle occasion pour Juliette de se connaître davantage, tout en explorant les trésors et les monuments de cette ville mythique: la villa Borghese, la chapelle Sixtine, la fontaine de Trévi, le Vatican...

Rose-Line Brasset a séjourné à Rome avec sa fille, qui est maintenant étudiante au Cegep, et a été invitée à rencontrer les élèves de deux écoles, un lycée italien où les jeunes apprennent le français, et un lycée français. Sa fille l’a accompagnée et l’expérience au pays des gladiateurs a fourni du matériel de choix pour Juliette à Rome.

«À chaque roman, j’aborde un thème. C’était celui de l’intégration des immigrants dans Juliette à Québec et c’est celui de l’intimidation à l’école dans Juliette à Rome. Ce sont des thèmes universels, quel que soit le pays d’origine de l’enfant qui le lit», explique Rose-Line en entrevue.

Séjour à Rome

L’été dernier, Rose-Line et sa fille Laurence ont séjourné à Rome. Elles habitaient à environ une minute du Colisée de Rome et passaient devant deux fois par jour. Outre les visites touristiques, des visites scolaires étaient au programme. «La délégation du Québec à Rome nous avait organisé une petite tournée scolaire. Ils ont été adorables, super fins. On a rencontré des élèves d’écoles romaines qui parlaient juste italien, et une interprète nous a accompagnées. On a pu leur poser toutes les questions qu’on pouvait avoir et eux aussi», dit-elle.

«On a aussi visité un lycée français qui s’adresse à des élèves plus aisés. Ils parlent français. Ce sont des jeunes qui viennent d’un peu partout à travers le monde. (...) J’ai pu leur poser mes questions en français. Ils n’ont pas été aussi charmants qu’on aurait pu le penser avec ma fille. On a été bien accueillies par les professeurs et la direction. Le proviseur avait enseigné à McGill.»

Rose-Line raconte comment certains élèves se sont comportés avec mépris à l’endroit de Laurence. «Ils lui ont vraiment posé les questions que les jeunes posent à Juliette dans Juliette à Rome. Est-ce que tu vas à l’école en autobus ou en voiture? Quel genre de voiture possède ta mère? Quel est le salaire annuel de ta mère? Tu vois le genre...»

L’expérience se retrouve dans le livre. «À mon habitude, je n’ai fait que raconter ce qui s’était passé, en mettant un peu de fantaisie, c’est-à-dire en faisant semblant que ma fille y avait passé la semaine, alors qu’on y a passé un après-midi. Mais un après-midi qui m’a inspiré le thème de l’intimidation.»

Rose-Line Brasset est l’invitée d’honneur du Salon international du livre de Québec le mercredi 5 avril.

EXTRAIT

«- Tiens, revoilà notre petite Canadienne! s’exclame une voix moqueuse dans mon dos. Alors, tu t’es coiffée avec un râteau, ce matin? C’est la mode dans les bois, chez toi?

Isssh! Tu crois que je devrais me retourner pour voir qui vient de dire ça, ou pas? Ce ne sera pas nécessaire! Voilà Constance, accompagnée de sa meilleure amie, qui arrive dans mon champ de vision. La grande perche se permet même de tendre la main vers mon chignon improvisé. Je dois reconnaître que je n’ai pas plus eu le temps de m’occuper de mes cheveux que de prendre mon petit-déjeuner, ce matin... D’ailleurs, j’ai faim. Mon estomac gargouille et cette désagréable sensation présente le désavantage de me mettre de mauvaise humeur, en particulier le matin. Je réagis donc du tac au tac:

- Et toi, la girafe, tu as laissé ta gentillesse à l’ambassade avec ta maman?»