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2005 - De futures vedettes de la Ligue nationale de hockey

Pendant sa carrière junior, Sidney Crosby a conquis les amateurs de l’Océanic de Rimouski et ceux de la LHJMQ.
Photo d'archives Pendant sa carrière junior, Sidney Crosby a conquis les amateurs de l’Océanic de Rimouski et ceux de la LHJMQ.

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En 2005, un jeune joueur de hockey a retenu toute l’attention des amateurs et des dirigeants des équipes professionnelles. Un dénommé Sidney Crosby, qui jouait alors pour l’Océanic de Rimouski, était appelé à devenir l’une des plus grandes étoiles de son sport.

En cinquante années d’existence, Le Journal a toujours suivi de près le hockey junior majeur et le Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.

Avec quatre équipes de hockey junior dans l’est du Québec (Baie-Comeau, Chicoutimi, Rimouski et Québec) et un tournoi pee-wee qui existe depuis près de soixante ans, les amateurs de hockey de la région ont ainsi pu voir évoluer un nombre considérable de jeunes talents, et ce, bien avant tout le monde.

De la LHJMQ à la LNH

À l’âge de 15 ans, Sidney Crosby, originaire de Cole Harbour en Nouvelle-Écosse, fut repêché au tout premier rang par l’Océanic de Rimouski de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

À sa première saison avec l’Océanic en 2003-2004, il a dominé la ligue et établi un record pour une recrue avec 135 points, dont 54 buts. Il fit encore mieux l’année suivante en récoltant 168 points, dont 66 buts. Au cours de sa carrière junior de deux saisons, il remporta tous les trophées possibles pour un joueur offensif avec une douzaine de récompenses. Bien entendu, il fut choisi au premier rang lors du repêchage de la LNH en 2005, par les Penguins de Pittsburgh.

Avant Crosby, deux autres grands joueurs de l’Océanic avaient passionné les Rimouskois. Il y eut d’abord Vincent Lecavalier, qui a été en deux saisons l’auteur de 217 points, dont 86 buts en 122 matchs. Il fut lui aussi repêché au premier rang de la LNH en 1998, par le Lightning de Tampa Bay. Le deuxième, Brad Richards, repêché par la même équipe en 1998, mais au 64e rang, a connu toute une carrière junior avec l’Océanic. Il a compté 432 points, dont 143 buts en trois saisons, en plus d’aider Rimouski à remporter la seule coupe Memorial de son histoire en 2000. Les chandails de Lecavalier et Richards ont été retirés.

Simon Gagné a joué son hockey junior chez les Remparts, et le numéro de son chandail (12) a été retiré et flotte maintenant au plafond du Centre Vidéotron.
Simon Gagné a joué son hockey junior chez les Remparts, et le numéro de son chandail (12) a été retiré et flotte maintenant au plafond du Centre Vidéotron.

D’autres grands joueurs

Les Remparts de Québec et les Saguenéens de Chicoutimi, deux grands rivaux de la LHJMQ, ont également produit de futures grandes vedettes de la LNH au fil de l’histoire.

Les Gilbert Delorme, Alain Côté, Guy Carbonneau et Marc Fortier ont évolué entre autres pour le Canadien ou pour les Nordiques chez les professionnels après leur passage à Chicoutimi. Sans oublier Félix Potvin qui a connu plusieurs belles saisons chez les Maple Leafs de Toronto.

À Québec, les partisans des Remparts ont pu admirer les Guy Lafleur, Guy Chouinard, Jacques Richard, Réal Cloutier et André Savard qui ont performé lors de la première mouture du club entre 1969 et 1985, avant de rejoindre la LNH. Et depuis leur retour en 1997, les Alexander Radulov, Marc-Édouard Vlasic et Simon Gagné ont fait de même.

Reste le Drakkar de Baie-Comeau, qui n’a pas encore produit de grands noms chez les professionnels. Mais qui sait de quoi sera fait l’avenir...

Quelques exploits au Tournoi pee-wee

• 1960 : Brad Park évoluait à la défense pour les Scarboro Lions dans la classe AA. Il compta 5 buts et 5 passes et son équipe remporta le grand championnat du tournoi. Il a connu une grande carrière dans la LNH avec les Rangers de New York et les Bruins de Boston.

• 1962-1963-1964 : Guy Lafleur compta 48 buts en trois tournois et son équipe de Thurso remporta le trophée de la catégorie C à deux reprises.

• 1966-1967-1968-1969 : Réal Cloutier a marqué 21 buts en 10 parties lors de ses participations au tournoi en représentant Orsainville. La première année, il n’avait même pas l’âge Pee Wee.

• 1969 : Gaétan Boucher (pas le patineur de vitesse) a marqué 24 buts au tournoi et aidé à faire de Princeville, une équipe de classe C, la championne de l’événe­ment en battant les meilleurs clubs des catégories A et AA au passage. Un exploit qui n’a jamais été répété dans l’histoire.

• 1974 : Wayne Gretzky compte 13 buts et ajoute 13 passes à sa fiche pour son équipe de Brantford en Ontario, et ce, en 4 parties seulement.

• 1987 : Éric Lindros marque 15 points pour le Toronto Young Nationals et son équipe est couronnée championne de la classe AA... Il évoluait alors en défense.

Sources Journal de Québec et Tournoi international de hockey pee-wee

Un tournoi hors du commun

Depuis 1960, le Tournoi international de hockey pee-wee a vu passer des milliers de jeunes joueurs. Et parmi ces enfants, qui vivent à ce moment-là les plus grands moments de leur jeune carrière, certains sont destinés à atteindre la ligue nationale et même à dominer leur sport.

À Québec, les amateurs de notre sport national ont de quoi être comblés. Depuis près de 60 ans, ils ont la chance de voir ces futures vedettes en action bien avant qu’ils se démarquent chez les professionnels. L’histoire du plus grand tournoi de hockey amateur au monde est truffée de statistiques, d’anecdotes et de faits qui sont à l’origine de véritables légendes sportives.

On y apprend par exemple que depuis son existence, un peu plus de 1100 de ces petits Pee-Wee ont évolué plus tard dans l’Association mondiale de hockey (AMH) ou dans la Ligue nationale de hockey (LNH).

Connus et moins connus

Et de ce nombre, quelques-uns ont démontré leur immense talent lors de leur passage au vieux Colisée de Québec, devant des foules qui n’avaient rien à envier aux assistances des grandes ligues. Des joueurs comme Guy Lafleur, Wayne Gretzky, Mario Lemieux, Réal Cloutier, Éric Lindros, Patrick Roy et des dizaines d’autres ont soulevé les foules par leurs exploits.

Mais il y en a eu aussi d’excellents, aujourd’hui moins connus, qui ont eux aussi été sous les feux de la rampe en leur temps. Comme Manon Rhéaume la première fille à jouer dans le tournoi pour une équipe de Charlesbourg en 1984.

Il y a eu également Arthur Quoquocchi qui compta 7 buts en un match pour les Indiens du Québec en 1962. Le même nombre que Wayne Gretzky, auteur lui aussi de 7 buts en une partie en 1974. C’est toutefois en 1969 que le jeune Gilles Levasseur devait inscrire le record pour un match, lorsqu’il enfila 8 buts en une seule prestation pour les As de Richmond. Et il ne faudrait pas oublier Gaétan Boucher (pas le patineur de vitesse) qui détient le record du plus grand nombre de buts comptés en un seul tournoi avec 24, pour l’équipe de Princeville en 1969.

Depuis ses débuts, Le Journal de Québec a toujours suivi le Tournoi pee-wee avec assiduité, réservant à ces jeunes une couverture digne des grands avec reportages et cahiers spéciaux, lors de leur passage au vieux Colisée et depuis l’an dernier au Centre Vidéotron. Une tradition appelée à se poursuivre pour longtemps.