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2006 - Le zoo ferme ses portes

Le Zoo de Québec permettait de voir de près des animaux que l’on préfère normalement voir à distance, comme ce cougar.
Photo d'archives Alain LeSieur Le Zoo de Québec permettait de voir de près des animaux que l’on préfère normalement voir à distance, comme ce cougar.

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Le 31 mars 2006, le Jardin zoologique du Québec fermait ses portes après 75 ans d’existence et l’Aquarium ne se portait guère mieux. Les temps étaient durs pour ces établissements de loisirs chers en entretien que les visiteurs désertaient depuis des années.

Jusqu’au milieu des années 1990, soit pendant plus de 60 ans, le Zoo de Québec comme on l’appelait familièrement, a rempli adéquatement sa mission d’éducation auprès des jeunes et d’attrait touristique important pour la région de Québec.

En 1997, le 15 millionième visiteur franchissait les tourniquets pour voir les grands félins, les herbivores indigènes et exotiques, les primates, les ours et les oiseaux. Plusieurs centaines d’espèces cohabitaient sur une demi-douzaine de sites différents, mais les installations ne satisfaisaient plus aux standards internationaux depuis plusieurs années et le zoo ne couvrait plus ses frais.

En 2006, des citoyens ont essayé de forcer le gouvernement à maintenir le zoo ouvert en manifestant… mais en vain.
Photo d'archives Léopold Rousseau
En 2006, des citoyens ont essayé de forcer le gouvernement à maintenir le zoo ouvert en manifestant… mais en vain.

Ultime tentative

Au début de l’an 2000, la Société des parcs de sciences naturelles se voyait confier la mission de gérer et de rénover le Zoo du Québec et l’Aquarium du Québec (lire autre texte), qui lui aussi avait besoin d’une sérieuse cure de rajeunissement.

Quelques années avant la fermeture du zoo, certains animaux comme ces lémurs attiraient passablement de visiteurs.
Photo d'archives Daniel Mallard
Quelques années avant la fermeture du zoo, certains animaux comme ces lémurs attiraient passablement de visiteurs.

Le Zoo du Québec rouvrait ses portes en 2002, après deux ans de travaux et l’injection de plusieurs dizaines de millions de dollars, mais les visiteurs ne furent pas au rendez-vous. La nouvelle orientation donnée au parc récréatif, soit les petits mammifères, les oiseaux et les jardins, n’attira pas autant de monde que prévu. Les prix d’entrée passablement élevés furent également critiqués par la population.

Si bien qu’en 2005, après une saison n’ayant attiré que quelque 165 000 visiteurs, le ministre libéral responsable de la région, Michel Després, annonçait la fermeture du zoo en 2006.

Plusieurs milliers de citoyens signèrent des pétitions, manifestèrent et tentèrent de réunir des fonds pour sauver leur zoo, mais rien n’y fit. Au début de l’année 2006, la mairesse de Québec de l’époque, Andrée P. Boucher, annonçait qu’elle n’avait pu s’entendre avec la ville de Lévis et les MRC voisines pour financer le zoo et refusait de poursuivre l’aventure.

Situé sur les anciens terrains du Jardin zoologique, le parc des Moulins accueille maintenant les promeneurs.
Photo d'archives Karl Tremblay
Situé sur les anciens terrains du Jardin zoologique, le parc des Moulins accueille maintenant les promeneurs.

Dix ans plus tard, soit l’automne dernier, une partie du site de l’ancien zoo fut rendue accessible à nouveau au public, avec la réouverture des sentiers pédestres du boisé du parc des Moulins, sur les anciens terrains du parc animalier.

L’Aquarium s’en sort

Pendant que le zoo vivait ses derniers moments en 2006, l’Aquarium du Québec, de son côté, a bénéficié de tous les appuis qu’il lui fallait pour passer au travers de la crise.

L’Aquarium de Québec est passé au travers de la crise et est demeu­ré ouvert, à la grande satisfaction des visiteurs.
Photo d'archives Karl Tremblay
L’Aquarium de Québec est passé au travers de la crise et est demeu­ré ouvert, à la grande satisfaction des visiteurs.

Ouvert au public en 1959, l’Aquarium a, lui aussi, été victime des affres du temps si bien qu’en 1999, une cure de rajeunissement des installations s’imposait. Fermé pour rénovations pendant deux ans, l’Aquarium rouvrait lui aussi ses portes en 2002. Là également, les prix d’entrée furent vertement critiqués par les visiteurs qui le boudèrent pendant quelques années.

Mais à la différence du zoo, l’Aquarium reçut de nouvelles subventions en 2006 (près de 7 millions de dollars) pour acquérir de nouvelles espèces et construire de nouvelles installations. Les prix d’entrée ont été ajustés à la baisse et une foule d’activités familiales furent créées afin de rendre les lieux plus attrayants.

 

Les ours polaires sont l’une des principales attractions de l’Aquarium de Québec.
Photo d'archives Jean-François Desgagnés
Les ours polaires sont l’une des principales attractions de l’Aquarium de Québec.

Une réussite

Depuis 10 ans, d’importantes campagnes de publicité ont été réalisées au Québec et à l’extérieur et l’Aquarium a développé son créneau en se spécialisant dans la faune boréale et arctique.

Selon cette publicité, « on y compte quelque 10 000 spécimens de poissons, de crustacés, de mollusques et de mammifères de 300 espèces différentes ».

La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) est maintenant gestionnaire du site. En 2016, la fréquentation de l’Aquarium a atteint des sommets avec plus de 335 000 visiteurs pendant la saison touristique, soit d’avril à septembre. Une hausse de 5 % par rapport à 2015.