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Des centaines de personnes manifestent

L’entente avec le gouvernement n’est pas menacée

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Quelques centaines de manifestants contre la hausse «inacceptable» et «indécente» de rémunération des grands patrons de Bombardier ont reçu la visite inattendue d’un ministre libéral dimanche.

Pancartes à la main, les manifestants se sont massés devant le siège social de Bombardier sur le boulevard René-Lévesque à Montréal, dimanche midi.

Le rassemblement se tenait au lendemain d’un sondage Léger/TVA/Le Journal qui a révélé que plus de 9 Québécois sur 10 sont opposés aux primes et aux juteuses augmentations de rémunération pour les grands patrons de l’entreprise.

Cette décision de Bombardier survient après les nombreux congédiements et l’octroi d’argent public ces dernières années.

Ministre chahuté

Le ministre libéral Jean-Marc Fournier a fait un passage éclair à cette manifestation pour «exprimer la vision du gouvernement» à quelques médias, et «pas pour manifester».

«La décision qui a été prise ébranle les Québécois et je pense que c’est là où Bombardier doit être à l’écoute», a indiqué le ministre au Journal, après avoir été chahuté au rassemblement où il n’est resté que quelques minutes.

Malgré la grogne, il a souligné que le gouvernement Couillard souhaite «maintenir et renforcer la fierté envers Bombardier, un fleuron québécois.»

Entente maintenue

De l’avis de certains manifestants dimanche, le gouvernement du Québec devrait «saisir la balle au bond et rouvrir l’entente [avec Bombardier]», comme l’a résumé le coorganisateur de la manifestation Étienne Diotte.

Le député péquiste Alain Therrien, le caquiste Éric Lefebvre et la solidaire Manon Massé ont tous pris la parole.

Le ministre Jean-Marc Fournier a précisé que l’aide financière de 1,3 G$ accordée à Bombardier n’était en rien remise en cause «pour protéger l’économie et les emplois».

Il a par contre invité Bombardier à «revoir sa décision» pour que soit maintenue la fierté envers ce fleuron.

C’est ce qu’a finalement fait l’entreprise, dimanche soir, en reportant les hausses salariales de 2016 des hauts dirigeants.