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Ses amis souhaitent que les victimes soient bien écoutées

Daphné Boudreault conduite à son dernier repos

Alexis Massé, le copain de Daphné Boudreault, et Dominic Lebrun, l’ami de la jeune femme, espèrent que les stratégies policières seront revues à la suite du drame.
Photo agence qmi, Joël Lemay Alexis Massé, le copain de Daphné Boudreault, et Dominic Lebrun, l’ami de la jeune femme, espèrent que les stratégies policières seront revues à la suite du drame.

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Les proches de Daphné Boudreault croient qu’il faut prendre plus au sérieux l’aide demandée par les victimes de violence.

Des dizaines de personnes s’entassaient dimanche au Complexe funéraire Demers de McMasterville pour offrir leurs condoléances aux proches de la jeune femme de 18 ans dont l’ex-copain est accusé de meurtre prémédité.

«La mort de Daphné a secoué le Québec parce qu’elle est belle, qu’elle a l’air innocente et qu’on se dit que ça ne se peut pas. Mais des filles comme Daphné, il y en a plein d’autres, et il faut que les choses changent et qu’elles obtiennent l’aide dont elles ont besoin», dit Alexis Massé, le nouveau copain de Daphné.

M. Massé est allé dire au revoir à celle qu’il considérait comme la femme de sa vie.

Daphné Boudreault a été retrouvée morte dans son appartement de Mont-Saint-Hilaire la semaine dernière, alors qu’une policière devait la suivre pour l’escorter.

Son ex, Anthony Pratte-Lops, âgé de 22 ans, a été arrêté sur place.

Détresse

M. Massé en veut aux policiers. Il s’explique mal qu’ils n’aient pas détecté la détresse de sa nouvelle copine.

«Il y a eu une erreur quelque part. Daphné devrait encore être ici», dit-il.

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) mène actuellement une enquête pour savoir pourquoi la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent n’a pas réagi lorsque Daphné l’a contactée, le matin du drame.

Le meilleur ami de la victime, Dominic Lebrun, estime que la tragédie prouve qu’il faut revoir les stratégies policières.

«Lorsqu’un policier s’est fait happer alors qu’il sortait de son véhicule pour intercepter une voiture, on a créé les corridors de sécurité. Il faut que le décès de Daphné fasse aussi changer les choses. Une escorte policière devrait se faire avec deux agents qui s’assurent de la sécurité des lieux», dit l’homme de 20 ans.

Trop de jeunes

Pour sa part, le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, dont la fille a été enlevée et assassinée, est venu soutenir la famille de Daphné aux obsèques. 
 
«Il y a quelque chose qui cloche. Les derniers drames conjugaux au Québec n’ont touché que des jeunes filles, et c’est inquiétant», dit M. Boisvenu. 
 
Selon lui, il est temps de revoir le Code criminel. 
 
«Ce n’est pas normal que les policiers ne portent pas attention aux présumés agresseurs. C’est eux qu’on doit surveiller», dit-il.