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Anticosti: Legault veut forer avant d'enterrer le projet

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Québec doit savoir se qui se cache dans le sous-sol d'Anticosti avant d'enterrer le projet, estime la Coalition avenir Québec.

Le gouvernement Couillard a entamé des négociations avec ses partenaires privés pour tenter de mettre un terme au contrat conclu par les péquistes de Pauline Marois et visant à confirmer le potentiel pétrolier et gazier de l'île, a révélé Le Journal, dans sa livraison de mercredi.

Deux avocats de renom ont été embauchés à grands frais pour piloter les pourparlers. Pierre A. Raymond et Daniel Picotte ont chacun obtenu un contrat d’une valeur de 300 000 $ pour représenter le gouvernement du Québec.

Le ministre Carlos Leitao ne s'en cache pas: L'État «explore une porte de sortie» pour protéger l'île d'Anticosti des forages et souhaite un règlement rapide. «Ça serait très bien que ça se fasse avant l'été», a-t-il convenu, à l'entrée de la réunion quotidienne des élus libéraux.

François Legault reproche au gouvernement Couillard de vouloir rouvrir l'entente signée avec Pétrolia, Corridor Resources et la française Maurel & Prom avant même d'avoir réalisé la première phase d'exploration de l'île.

«On n'est pas une république de bananes, a-t-il pesté. Nous, on pense qu'il faut d'abord explorer avant de savoir si on va plus loin ou non!» Le chef caquiste demande aux libéraux d'attendre la réalisation des trois forages par fracturation hydraulique prévus cet été sur Anticosti avant de tirer un trait définitif sur le projet.

Jean-François Lisée accueille pour sa part favorablement la décision du gouvernement de compenser les partenaires. «Tout ce qui pourrait permettre d'éviter la fracturation sur Anticosti serait une bonne nouvelle. Le gouvernement a extraordinairement mal géré ce dossier depuis qu'il est là, a donné des arguments supplémentaires à Pétrolia, mais, si on en arrivait à une entente raisonnable qui pourrait préserver Anticosti, ce serait une bonne chose», a-t-il dit mercredi.

Pétrolia prête à négocier

La pétrolière québécoise se dit ouverte à négocier un règlement équitable. Dans une déclaration écrite transmise à notre Bureau parlementaire, l'entreprise a tenu à préciser que le gouvernement du Québec a lui-même fixé la valeur du projet à 200 millions $ lors de la signature du contrat en 2014.

«Dans l’éventualité où il n’y aurait pas de règlement, nous nous attendons à ce que le gouvernement respecte les ententes signées de bonne foi et permette à l’opérateur (Pétrolia Anticosti) d’effectuer les travaux prévues pour lesquelles il a été mandaté dans les ententes signées», ajoute-t-elle.