/misc
Navigation

2011 - Québec veut son amphithéâtre

cocktail Regis Labeaume
Simon Clark/Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

Finalement, après des années d’attente, les amateurs de hockey de la Vieille Capitale pouvaient espérer le retour des Nordiques. En février 2011, le maire Régis Labeaume annonçait qu’il irait de l’avant avec la construction d’un nouvel amphithéâtre pour remplacer le vieux Colisée.

Depuis le départ de l’équipe en 1995, il était clair qu’aucune équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) ne reviendrait à Québec sans qu’un aréna plus moderne puisse l’accueillir. Le vieux Colisée construit en 1949, rénové en 1980, et maintenu «opérationnel» par la suite, ne correspondait plus aux standards de la LNH.

En 2009, fort de l’élan de positivisme créé par les Fêtes du 400e de Québec, un groupe de gens d’affaires avec à leur tête Mario Bédard entreprenait de mousser la construction d’un nouvel amphithéâtre. Le groupe J’ai ma place ne cachait pas que le but de l’opération était de ramener les Nordiques à Québec.

Il aura fallu trois ans pour construire l’amphithéâtre.
Photo d'archives Simon Clark
Il aura fallu trois ans pour construire l’amphithéâtre.

400 millions $

Les choses s’accélérèrent par la suite. La Ville de Québec et le gouvernement du Québec se joignirent au mouvement citoyen et en octobre 2010, de 50 000 à 60 000 personnes participaient à la Marche bleue, sur les plaines d’Abraham, afin de montrer leur appui au projet.

Le 3 septembre 2012, lors de l’événement J’ai ma pelle, le chantier du Centre Vidéotron était finalement lancé.
Photo d'archives
Le 3 septembre 2012, lors de l’événement J’ai ma pelle, le chantier du Centre Vidéotron était finalement lancé.

Cette manifestation visait également à envoyer à la LNH un message selon lequel la population était prête et enthousiaste à l’idée d’accueillir de nouveau les Nordiques.

En février 2011, le maire Labeaume et le premier ministre Jean Charest décidaient d’aller de l’avant et annonçaient que le feu vert était donné. L’amphithéâtre serait construit avec ou sans la participation du gouvernement fédéral. Ce dernier, malgré les engagements des députés conservateurs de la région, n’a pas mis un sou dans l’aventure.

Le financement fut assuré à 200 millions $ par le gouvernement provincial, à 187 millions par la Ville de Québec et à 13 millions $ par J’ai ma place.

Dans les temps

En mars 2011, la Ville de Québec et Québécor Media concluaient une entente faisant de la compagnie la gestionnaire de l’amphithéâtre pour une période de 25 ans.

L’année suivante, en septembre 2012, le chantier était lancé. Quelque 20 000 personnes ont assisté à la cérémonie de la première pelletée de terre. C’était la journée J’ai ma pelle.

Le Centre Vidéotron a été inauguré officiellement le 12 septembre 2015.
Photo d'archives Daniel Mallard
Le Centre Vidéotron a été inauguré officiellement le 12 septembre 2015.

Comme promis, l’amphithéâtre fut prêt au début du mois de septembre 2015. En cinq jours, plus de 120 000 personnes le visitèrent à l’occasion de l’événement Portes ouvertes et l’inauguration officielle eut lieu le 8 septembre 2015.

Le maire Régis Labeaume fut fier de souligner que l’échéancier avait été respecté et que le Centre Vidéotron a coûté moins cher que prévu, soit 370 millions $... Ne manquent que Les Nordiques.

Ça prend une équipe

Quelque 60 000 personnes ont participé à la Marche bleue en octobre 2010, manifestant ainsi leur intérêt pour le retour des Nordiques à Québec.
Photo d'archives Benoît Gariépy
Quelque 60 000 personnes ont participé à la Marche bleue en octobre 2010, manifestant ainsi leur intérêt pour le retour des Nordiques à Québec.

Il ne faut pas se leurrer. Toutes les manifestations populaires qui ont entouré la construction du Centre Vidéotron avaient un but sans équivoque : ramener les Nordiques à Québec.

De 2009 à aujourd’hui, tous nos journalistes ayant couvert les Marches bleues, Journées bleues, J’ai ma pelle, Portes ouvertes, etc. ont rapporté que les gens participaient à ces événements pour convaincre la LNH de faire revivre le hockey professionnel à Québec. Pour montrer qu’ils appuieraient leur équipe dans ce nouvel amphithéâtre qui répond aux critères de la LNH et même au-delà.

Jets de Winnipeg

Les Jets de Winnipeg avaient quitté la LNH en 1996 pour devenir les Coyotes de Phoenix. La ville a obtenu une deuxième chance en bénéficiant du déménagement des Thrashers d’Atlanta en 2011, après avoir construit un nouvel amphithéâtre. Les partisans du retour d’une équipe à Québec espéraient que le même sort serait réservé à Québec.

Depuis quelques années, Le Journal a publié nombre de nouvelles qui montrent que plusieurs équipes en arrachent finan­cièrement, en raison du peu de popularité de notre sport national dans certaines villes : Coyotes de Phoenix, Hurricanes de Caroline ou Panthers de Floride, pour ne nommer que celles-là.

En attendant...

Les anciens Nordiques croient à un retour des Nordiques, tout comme de nombreux joueurs actuels. À peu près tous les amateurs de hockey de la région, même la majorité des fans du Canadien, espèrent ce retour.

Reste à voir si les dirigeants de la LNH le comprendront ou s’ils continueront d’installer leurs nouveaux clubs dans des endroits qui n’ont aucune tradition de hockey, comme Las Vegas par exemple.

En attendant les pros, le Tournoi international de hockey pee-wee et les Remparts de Québec se partagent la glace du Centre Vidéotron, pour ce qui est du hockey.

Il faut aussi souligner que de nombreuses tournées d’artistes, qui parcourent l’Amérique et qui ne passaient par Québec que dans le cadre du Festival d’été, ont maintenant un nouvel arrêt digne de ce nom pour présenter leur spectacle. Les Madonna, Justin Bieber, Maroon 5, Céline Dion, etc. ne sont que quelques grands noms qui sont venus dans la Vieille Capitale depuis l’inauguration et qui nous visiteront à l’avenir.

Et il ne faudrait pas oublier Metallica, véritable groupe culte de Québec, qui a présenté le dernier spectacle donné au vieux Colisée et le premier au Centre Vidéotron, et qui sera de retour cet été au Festival.