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Quand La Meute résonne dans le New York Times

Des membres de La Meute lors de la manifestation contre la motion 103 à l'hôtel de ville de Québec, le 4 mars 2017.
PHOTO d'archives, Pascal Huot Des membres de La Meute lors de la manifestation contre la motion 103 à l'hôtel de ville de Québec, le 4 mars 2017.

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Il n'y a pas qu'au Québec que La Meute fait jaser! Le groupe identitaire québécois a fait l’objet d’un article dans le New York Times, le 5 avril dernier.

«Patrick Beaudry, paré de bijoux, tatoué et barbu, vit dans une région éloignée du Québec et a peur de vivre sous la charia (la loi de l’Islam)», écrit-on au premier paragraphe du texte pour décrire l’un des fondateurs du groupe d’extrême droite.

On parle ensuite de la formation de l’association et de ses membres (50 000 sur le groupe Facebook). Semblerait-il que l’on est en train de transformer ceux-ci en membres payants pour être plus solides financièrement et avoir une certaine influence politique.

Beaudry a déclaré, entre autres, que l’islam politique serait en train «d’envahir» nos institutions et qu’il fallait «réveiller» et «brasser» les gens pour qu’ils soient capables de changer les choses. Il aurait créé la Meute pour éduquer les gens sur la croissance de l’islam politique au Canada.

Parlant du niqab et de la burka, il a affirmé que «si les gens ne s’adaptent pas à la société, cela devient un cancer et si tu veux survivre, tu dois agir».

À noter que plusieurs experts se prononcent dans l’article. Voici ce qu’ils ont dit.

«Ils sont la nouvelle droite. Ils mélangent conservatisme et valeurs libérales.»

- Samuel Tanner, professeur associé au Centre international de criminologie comparée à l’Université de Montréal

«Ils créent un problème où il n’y en a pas. Si tu continues de rejeter les jeunes (musulmans), ils vont se sentir frustrés, n’auront pas de sentiment d’appartenance et vont rechercher autre chose. On ne veut pas cela. On veut que nos enfants se sentent à leur place, on veut que nos enfants se sentent Canadiens.»

- Hassan Guillet, avocat et imam.

«L’environnement (groupe) duquel ils font partie fait en sorte que la haine est permise.»

- Barbara Perry, professeur à L'Institut universitaire de technologie de l'Ontario qui a écrit sur l’extrême droite au Canada.