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Le quotidien français Le Monde fait son analyse de la tuerie de la mosquée de Québec

Couillard ne veut pas restreindre les libertés de la communauté musulmane et Labeaume qualifie Alexandre Bissonnette de «troll accompli»

Alexandre Bissonnette
Photo Stevens Leblanc

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«Je refuse que le Québec soit connu comme la première société d'Amérique du Nord à avoir restreint les libertés d'une communauté», a indiqué le premier ministre Philippe Couillard dans la foulée de l’attentat du 29 janvier à la Grande mosquée de Québec.. Intitulé «Au Québec, l’onde de choc post-attentat», l’article cite plusieurs responsables politiques ainsi que des musulmans du Québec.

Cette citation est extraite d’une longue analyse, de plus de 3000 mots, publiée dans le quotidien français Le Monde daté du vendredi 7 avril et censé arrivé demain chez les vendeurs de journaux de Québec. Intitulé «Au Québec, l’onde de choc post-attentat», l’article cite plusieurs responsables politiques ainsi que des musulmans du Québec.

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Affirmant qu’il «ne marchande ni (ses) principes ni (ses) convictions», Philippe Couillard ajoute qu’il «ne met pas la liberté des autres sur la table. Une communauté vient tout juste d'enterrer ses morts, et l'on oserait débattre des interdictions à lui imposer comme un remède possible au drame? Quel non-sens!».

Tout en préférant parler de «neutralité religieuse» plutôt que de «laïcité», M. Couillard explique que «le port d'une croix, d'une kippa ou d'un hidjab est parfaitement compatible avec l'exercice de la fonction publique». Il assure qu’une future loi stipulera que les services publics doivent être donnés et reçus à visage découvert, ce qui exclurait le voile intégral. «Mais ce sera la seule restriction», prévient-il.

«Une bulle dans le cerveau»

Brièvement cité, Régis Labeaume, définit ainsi Alexandre Bissonnette, auteur présumé de la tuerie : «Un pauvre type, asocial et troll accompli sur Internet, qui avait une bulle dans le cerveau», résume le maire de Québec à l’envoyée spéciale du quotidien parisien.

La journaliste note par ailleurs que «certains croient devoir censurer toute manifestation susceptible de heurter (la) sensibilité (des musulmans)». Ainsi, «la pièce Djihad, du Belge Ismaël Saidi, qui questionne la radicalisation islamiste sur le mode tragi-comique, a été brusquement déprogrammée, alors que le maire de Québec, Régis Labeaume, nous avait dit quelques semaines plus tôt sa fierté de la faire jouer devant le plus large public», rapporte Le Monde.

Interrogé jeudi là dessus, le maire a répété que ce sont les écoles de Québec qui ne voulaient plus accueillir cette œuvre.

The New York Times

Par ailleurs, le quotidien américain The New York Times a consacré jeudi un papier dans lequel il a longuement été question de Patrick Beaudry, cofondateur du groupe d’extrême droite La Meute. «L’islam politique envahit tranquillement nos institutions», y affirme-t-il.

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