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2007 - Le règne de Labeaume

Jusqu’à maintenant, le plus gros projet réalisé par le maire a été sans conteste la construction du Centre Vidéotron inauguré en septembre 2015.
Photo d'archives Stevens LeBlanc Jusqu’à maintenant, le plus gros projet réalisé par le maire a été sans conteste la construction du Centre Vidéotron inauguré en septembre 2015.

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En décembre 2007, à la suite du décès de la mairesse en poste Andrée P. Boucher, un candidat indépendant peu connu était élu maire de Québec. L’ère de Régis Labeaume commençait et il entendait bien tenir sa principale promesse électorale: «Investir dans les grands événements pour dynamiser la ville».

En 2005, il avait tenté de se faire élire à la tête du Renouveau municipal pour succéder à Jean-Paul L’Allier et affronter Andrée P. Boucher pour la mairie, mais Ann Bourget l’avait battu. Il prit sa revanche en 2007.

Dès son arrivée, il put constater que les Fêtes du 400e de Québec devant être célébrées en 2008 étaient mal barrées. À peine un mois après son entrée en fonction, il nommait Daniel Gélinas (du Festival d’été de Québec) à la tête de l’organisation.

Le succès phénoménal remporté par cette année festive hors du commun a contribué à augmenter sa cote de popularité auprès de la population. Et lorsqu’en 2009, quelques jours avant les élections municipales, il s’engagea à doter la ville de Québec d’un nouvel amphithéâtre pour permettre aux Nordiques de revenir, les sondages le donnèrent gagnant sans l’ombre d’un doute.

Labeaumeville

Comme le souligna le chroniqueur du Journal J.-Jacques Samson au lendemain des élections, Labeaumeville venait de voir le jour. Et avec 25 élus sur 27, l’équipe Labeaume n’avait plus d’opposition à l’hôtel de ville jusqu’aux prochaines élections prévues pour 2013.

Malgré quelques échecs comme la relance des Jeux olympiques, la relance du transport en commun autour d’un projet de tramway et l’épisode Clotaire Rapaille, la popularité du maire qui ne parle pas avec une langue de bois ne se dément pas. Il va de l’avant avec l’amphithéâtre, diminue le nombre de conseillers municipaux pour les ramener à 21 et augmente la sécurité lors des rassemblements comme la fête nationale. Il est facilement réélu en 2013, avec 18 membres de l’Équipe Labeaume sur 21.

Le maire Régis Labeaume assure depuis 2009 que les Nordiques reviendront à Québec.
Photo d'archives Jean-François Desgagnés
Le maire Régis Labeaume assure depuis 2009 que les Nordiques reviendront à Québec.

Vers le futur

Depuis le début de son troisième mandat, le maire attire toujours autant les feux de la rampe et continue d’avoir des accrochages verbaux avec les journalistes et ses opposants.

Il s’est fait plus discret sur un éventuel retour des Nordiques et sur la rentabilité de l’amphithéâtre, mais il semble bien décidé à mener à bien les dossiers du nouveau marché public d’ExpoCité, du service rapide par bus (SRB) et du projet du Phare. Régis Labeaume n’a pas caché qu’il solliciterait vraisemblablement un nouveau mandat à la fin de cette année. Quel projet a-t-il dans ses cartons s’il est réélu? On verra bien!

 

Élections municipales à Québec
Année % Labeaume % Participation
200759,2 %46 %
200979,8 %49,3 %
201374 %54 %

*Source: Directeur général des élections

Québec se paye un clown !

L’un des plus mauvais souvenir du maire Labeaume à la tête de la Ville de Québec depuis 2007 aura certes été l’épisode Clotaire Rapaille en mars 2010.
Photo d'archives Jean-François Desgagnés
L’un des plus mauvais souvenir du maire Labeaume à la tête de la Ville de Québec depuis 2007 aura certes été l’épisode Clotaire Rapaille en mars 2010.

Dans la foulée euphorique du 400e anniversaire de Québec et histoire de moderniser l’image de la Vieille Capitale pour lui donner un élan de nouveauté, le maire Labeaume engageait Clotaire Rapaille, présumément connu à travers le monde en tant qu’expert sans pareil dans ce domaine.

Cette annonce était faite en février 2010 et le maire Labeaume vantait les mérites de l’auteur de The Culture Code, un ouvrage traitant entre autres des études de marchés. En association avec Pôle Québec Chaudière-Appalaches, le Bureau de la capitale nationale et l’Office de Tourisme de Québec, la Ville de Québec accordait un contrat de 300 000 $ à Clotaire Rapaille pour trouver le «code» de la ville.

Quelques semaines plus tard, au cours d’une rencontre qui ressemblait davantage à un numéro de cirque qu’à une conférence de presse, «l’expert» expliquait sa démarche à coups de «wow», de «pfuitt» et de «schlak» auxquels personne ne comprit rien. Il déclara ensuite que les gens de Québec étaient «des masochistes fiers, mais névrosés, envieux des Montréalais», soulevant l’ire de la population.

En épluchant son curriculum vitæ, les médias y découvrirent plusieurs anomalies et semi-vérités. Le maire Labeaume décida de le remercier de ses services et mit fin au contrat.

L’idée du «code» fut abandonnée. Clotaire Rapaille quitta Québec plus riche de 250 000 $ et, pendant plusieurs mois, les journalistes qui posèrent des questions sur le sujet furent vertement rabroués par le maire... de la Vieille Capitale.

Après quelques mois, l'administration municipale trouva elle-même un nouveau slogan pour Québec: l'accent d'Amérique, qui n'a pas su trouver son chemin dans la culture populaire.