/lifestyle/books
Navigation

Petite sœur la mort

<b><i>Petite sœur la mort</i></b><br> 
William Gay, Aux Éditions du Seuil, 272 pages
Photo courtoisie Petite sœur la mort
William Gay, Aux Éditions du Seuil, 272 pages

Coup d'oeil sur cet article

À la fois lyrique et particulièrement sombre, ce roman posthume de l’écrivain américain William Gay ressuscite brillamment le thème des maisons hantées.

David Binder n’a qu’un seul roman à son actif. Roman qui, vers la fin des années 1970, a tour à tour reçu quantité de ­critiques élogieuses et remporté le prix Faulkner. Mais depuis, David n’arrive plus à écrire quoi que ce soit de bon et c’est à peine s’il parvient à gagner assez d’argent pour subvenir aux besoins de sa femme Corrie et de leur petite fille de 5 ans. Faute de mieux, son agente lui suggèrera donc de pondre un roman d’horreur, ce genre touchant habituellement un vaste bassin de lecteurs.

La maison hantée de Shirley Jackson faisant partie de ses livres ­préférés, David aura alors l’idée d’entraîner toute sa famille à Beale Station, dans le Tennessee­­, où il a réussi à louer la funeste demeure­­ des Beale. Depuis­­ sa construction, au tournant du 19e siècle, la plupart de ceux qui l’ont occupée auraient en effet été tourmentés par des fantômes malveillants, et un vieil habitant du coin rapportera même à ­David que ces forces ­maléfiques ont, une ­cinquantaine d’années plus tôt, fini par pousser l’un des métayers travaillant sur la terre des Beale à tuer son épouse et trois de ses filles. Bref, difficile d’imaginer ­meilleur cadre pour ­trouver l’inspiration ­nécessaire à la rédaction d’une intrigue angoissante à souhait. Sauf que David n’avait certainement pas prévu une chose: bientôt, il sera lui aussi témoin de phénomènes inexplicables et peu à peu, son caractère changera du tout au tout...

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

Les mille talents d’Euridice Gusmao

Martha Batalha, aux Éditions Denoël, 
256 pages
Photo courtoisie
Martha Batalha, aux Éditions Denoël, 256 pages

Au Brésil, vers le milieu du ­siècle dernier, Euridice Gusmao tentera tant bien que mal de s’épanouir dans son nouveau rôle d’épouse et de mère au foyer. Son mari étant plutôt du genre «traditionnel», elle devra en effet très vite apprendre à cacher tout ce qu’elle sait faire une fois le ménage et les ­lessives expédiés. Aussi ­coloré que la page couverture qui l’accompagne, un récit qu’il serait dommage de bouder!


Le chant de la Tamassee

Ron Rash, aux Éditions Points, 264 pages
Photo courtoisie
Ron Rash, aux Éditions Points, 264 pages

En Caroline du Sud, on ne rigole pas avec la loi: en vertu du Wild and Scenic Rivers Act, les écologistes feront tout ce qu’ils ­peuvent pour empêcher les Kowalsky de récupérer leur fille de 12 ans qui, après s’être noyée, gît toujours au fond de la rivière Tamassee. Car son corps étant coincé sous un ­rocher, il faudrait, hélas, ­installer un barrage pour sortir son corps de l’eau... Un roman qu’on a adoré.


New York en 30 secondes

Sarah Fenton, aux Éditions Hurtubise, 
162 pages
Photo courtoisie
Sarah Fenton, aux Éditions Hurtubise, 162 pages

Si on a l’habitude de lire ­assez rapidement, on pourra découvrir en 30 secondes comment New York a été fondée, d’où vient le nom Manhattan, pourquoi l’Empire State ­Building a été construit ou comment ­l’industrie de la mode new-yorkaise a fini par dicter les tendances. Bref, un bouquin qui nous permet de faire le tour de la Grosse Pomme en un éclair!


La cuisine thaïlandaise rapide et facile

Jean-Pierre Gabriel, aux Éditions Phaidon, 224 pages
Photo courtoisie
Jean-Pierre Gabriel, aux Éditions Phaidon, 224 pages

Plus besoin d’aller à ­Bangkok ou de séjourner sur l’une des plages de la province de Krabi pour goûter à tous les délices de la cuisine thaïlandaise: grâce à ce livre de recettes ultrafaciles à réaliser, on pourra désormais préparer en un tournemain curry de poisson, salades épicées, rouleaux de printemps, pad thaï, riz sauté au crabe ou melon au lait de coco.

L’ÈRE SUÉDOISE

<b><i>Un cri sous la glace</i></b><br>
Camilla Grebe<br>
Aux Éditions Calmann-Lévy,<br>
448 pages
Photo courtoisie
Un cri sous la glace
Camilla Grebe
Aux Éditions Calmann-Lévy,
448 pages

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la Suède est vraiment en train de détrôner l’Empire britannique sur le plan polars, les reines du crime y pullulant souverainement. La dernière en lice? Camilla Grebe, dont le nouveau thriller vaut ­franchement le détour.

Dès le premier chapitre, on sera en effet confronté au pire, une jeune femme ayant été retrouvée décapitée dans la villa de Jesper Orre, l’impitoyable directeur ­général de la très lucrative chaîne de prêt-à-porter scandinave Clothes&More. Et pour ne rien ­arranger, ce sulfureux coureur de jupons a mystérieusement disparu. Au fil des pages, on découvrira ainsi coûte que coûte ce qui s’est passé grâce aux témoignages de Peter Lindgren, un enquêteur ­spécialisé dans les homicides qui, à 49 ans, est toujours célibataire parce qu’il n’a jamais trouvé le ­courage de s’engager à long terme, d’Emma Bohman, la jolie vendeuse au lourd passé avec laquelle Jesper Orre était secrètement fiancé, et d’Hanne Lagerlind-Schön, ­psychologue et profileuse de talent précocement atteinte d’une ­maladie menaçant d’effacer sous peu la quasi-totalité de ses ­souvenirs.

Un chassé-croisé habilement construit qui nous tiendra en ­haleine jusqu’à la toute fin, ­pratiquement n’importe qui ­pouvant un jour ou l’autre basculer dans la folie.