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Radio-Canada Québec: Des employés déposent une plainte aux droits de la personne

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Les relations de travail ne sont pas au beau fixe chez Radio-Canada à Québec. Quatre employés ont déposé une plainte à la Commission canadienne des droits de la personne, et l’ambiance y serait exécrable.

Ces informations, considérées comme exactes par le Syndicat des Communications de Radio-Canada (SCRC), sont contenues dans une lettre anonyme envoyée au Journal et dans laquelle on fait aussi état que de nombreux griefs ont été déposés, que plusieurs employés sont en congé de maladie et que des cameramen âgés sont «tassés des horaires».

Discrimination

Ce sont d’ailleurs quatre employés âgés de 59 à 64 ans qui ont porté plainte à la Commission canadienne des droits de la personne pour discrimination.

«À la suite des changements technologiques, des employés n’ont pas reçu la formation. Ce qui fait en sorte que des cameramen ayant un statut de surnuméraires ne sont plus appelés parce qu’ils n’ont pas la formation requise», indique la présidente du syndicat Johanne Émond.

Paradoxalement, alors que des employés se plaignent de manquer d’ouvrage, une partie du litige transportée vers la Commission concerne également l’horaire 10-4 (dix jours de travail de huit heures consécutifs et quatre jours de congé), qui est jugé excessif.

Le syndicat, qui qualifie le climat de travail de «super difficile» à la station de la rue Saint-Jean, affirme par ailleurs que les plaintes n’ont rien à voir avec les négociations en cours pour établir une première convention collective depuis la fusion des différents syndicats à Radio-Canada.

«Les discussions évoluent normalement et il n’y a aucun problème majeur», dit Johanne Émond.

Le directeur étonné

De son côté, le directeur de Radio-Canada Québec, Jean-François Rioux, s’est dit «un peu étonné» d’apprendre que des employés qualifient d’exécrable l’ambiance à la station. Il dit faire une «lecture différente» de la situation.

«On travaille très fort à s’assurer que le climat demeure sain et positif. Ma porte est toujours ouverte. Comme dans toute entreprise, quand il y a des problèmes, on souhaite que les gens viennent nous en parler. Dernièrement, j’avais même noté que c’était tranquille au niveau des griefs.»

Pour ce qui est des plaintes à la Commission canadienne des droits de la personne, M. Rioux a préféré ne pas commenter afin de ne pas nuire au processus légal.