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Un chef pompier aurait falsifié des rapports pour payer ses dettes

Il gonflait le nombre d’heures supplémentaires d’un de ses hommes

L’ancien chef des pompiers, Bernard Beaudet, a été congédié après son arrestation.
Photo yanick poisson L’ancien chef des pompiers, Bernard Beaudet, a été congédié après son arrestation.

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VICTORIAVILLE | L’ancien chef des pompiers de Warwick aurait falsifié les rapports d’intervention de son service afin d’augmenter le nombre d’heures d’un de ses hommes et ainsi rembourser un emprunt à même les fonds publics.

Le conseiller responsable de la sécurité publique, Martin Vaudreuil, a sonné l’alarme en 2014, ayant été informé par un pompier que les rapports d’intervention ne reflétaient pas toujours la réalité. Il en a avisé le maire Diego Sclazo qui a, à son tour, alerté les policiers.

«Bernard Beaudet avait emprunté plusieurs milliers de dollars à un pompier et il gonflait le nombre d’heures pour le rembourser, a expliqué M. Sclazo, appelé à témoigner en amorce du procès. Cette façon de faire est un manque de respect envers nos concitoyens et pour notre schéma de couverture de risque.»

La Sûreté du Québec a remis le dossier entre les mains de l’Unité permanente anticorruption, qui a aussi découvert que le directeur des pompiers aurait utilisé la carte de crédit de la Municipalité afin d’acheter de l’essence pour son véhicule personnel.

Le cadre bénéficiait pourtant d’une allocation de dépenses et la carte de crédit était réservée au remplissage des véhicules d’urgence. Il aurait également acheté des pneus pour son propre véhicule.

Beaudet est accusé de fraude de sommes supérieures à 5000 $ contre la Ville de Warwick et ses pompiers, de vol, d’abus de confiance, ainsi que d’avoir produit et fait usage de faux documents. Les faits qui lui sont reprochés auraient été perpétrés entre mars 2010 et février 2014.

Confiance

Selon l’ancien maire Claude Desrochers, l’accusé éprouvait des problèmes financiers importants, il aurait notamment fait faillite en 2008. Ces ennuis avaient d’importantes répercussions sur son travail.

«On le rencontrait tous les deux ou trois mois, toujours dans des situations de crise, pour donner un avis disciplinaire ou pour corriger une situation, a-t-il expliqué. Il nous promettait qu’il allait apporter des correctifs, mais les choses n’ont jamais changé. Comme gestionnaire, je n’ai jamais eu confiance en Bernard.»

Le procès de Bernard Beaudet doit avoir lieu toute la semaine au palais de justice de Victoriaville devant la juge Guylaine Tremblay.