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Québec dans le brouillard sur l’aide aux élèves en difficulté

Le ministère de l’Éducation ignore combien de jeunes sont en attente pour des ressources spécialisées

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Québec ignore combien d’élèves en difficulté sont en attente pour des services de spécialistes dans les écoles de la province.

Depuis plusieurs années, le nombre d’élèves en difficulté ne cesse d’augmenter dans le réseau scolaire. Des intervenants et des parents sont nombreux à déplorer le manque de services.

Or, au ministère de l’Éducation, aucune information n’est disponible concernant le nombre d’élèves en attente pour des ressources spécialisées comme des orthopédagogues, des orthophonistes ou des techniciens en éducation spécialisée.

Québec ne compile pas non plus d’informations sur le nombre d’écoles spécialisées et le taux d’occupation dans ces établissements, selon des demandes d’accès à l’information faites par la Coalition avenir Québec (CAQ) et obtenues par Le Journal.

Pour justifier l’absence de données, le ministère de l’Éducation rappelle que «ce sont les commissions scolaires qui sont responsables de l’organisation des services sur leur territoire», peut-on lire.

« Confortable dans son ignorance »

Or, selon le député caquiste Jean-François Roberge, le ministère devrait compiler ces informations au niveau provincial afin de faire une meilleure évaluation des besoins.

«Le ministère est confortable dans son ignorance, déplore-t-il. On peut bien dire que l’organisation des services se passe à l’échelle des commissions scolaires, mais comment le ministre fait-il pour activer les bons leviers s’il ne sait pas combien d’élèves ont besoin de services?» lance-t-il, craignant que Québec multiplie les annonces qui sont «déconnectées de la réalité, faute d’informations».

Le député de Chambly souligne par ailleurs que le ministère de la Santé diffuse de l’information sur le temps d’attente dans les urgences et pour toutes les opérations chirurgicales dans les différentes régions de la province.

Il n’a pas été possible, mardi, d’obtenir de commentaires à ce sujet au cabinet du ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx.