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SRB : Labeaume prône un peu d’égoïsme

Le maire se dit favorable à un système de transport collectif

En marge d’une annonce à saveur économique, Régis Labeaume s’est fait poser plusieurs questions au sujet de l’abandon du projet de Service rapide par bus (SRB), Québec/Lévis.
Photo Didier Debusschère En marge d’une annonce à saveur économique, Régis Labeaume s’est fait poser plusieurs questions au sujet de l’abandon du projet de Service rapide par bus (SRB), Québec/Lévis.

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Se disant sensible à la grande inquiétude d’une partie de la population de Québec, Régis Labeaume a promis qu’il militera farouchement en faveur d’un système de transport en commun uniquement pour Québec.

«Maintenant, on va se créer un tracé strictement Québec pour nos seuls avantages, a-t-il insisté lundi matin en marge d’un point de presse. Ça change complètement le décor. On a été généreux (en associant Lévis) pendant huit ans. On va être un petit peu égoïstes et on va penser juste pour Québec.» L’abandon du projet de Service rapide par bus (SRB) Québec/Lévis ne doit nullement être interprété comme un manque d’intérêt pour le transport en commun, a-t-il ajouté.

« Irresponsables »

M. Labeaume avait un message direct à adresser «à tous ceux et celles qui croient au transport collectif». Il leur a affirmé que «leur maire n’arrêtera pas de se battre tout le temps qu’il va être en politique, dans les prochaines années, pour bâtir un système de transport collectif.» Selon lui, «si on ne le fait pas, on sera irresponsables et la ville de Québec sera dans le trouble».

D’ici là, «on va tout regarder», a fait savoir le maire, qui n’a voulu exclure aucune option, y compris celle d’un train de banlieue. Les consultations publiques, qui doivent démarrer en mai, devraient permettre de «tricoter» la future solution.

M. Labeaume a par ailleurs indiqué qu’il n’a toujours pas parlé directement avec son homologue Lehouillier depuis que ce dernier a décidé d’abandonner le projet commun de SRB. Fait cocasse, Régis Labeaume s’est même permis, en pleine conférence de presse, de rappeler au maire de Lévis le numéro de téléphone de l’hôtel de ville de Québec.

« Une opportunité en or »

De son côté, le ministre François Blais a jugé normal que la Ville de Québec veuille prendre le temps de mener des consultations pour mieux définir son futur projet de transport en commun. «Le maire de Québec, aujourd’hui, a le droit de présenter un projet Québec (et) de penser aux gens de Québec compte tenu de tous les efforts qu’il a faits pour attirer Lévis», a-t-il convenu.

Présent au même point de presse Pierre Dolbec, le président de la Corporation des parcs industriels de Québec (CPIQ), s’est montré satisfait de la nouvelle donne. «Ça fait drôle à dire, mais c’est quasiment une opportunité en or qu’on se donne dans la grande région pour, une fois pour toutes, asseoir tous les intervenants ensemble», a-t-il déclaré.