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L’UPAC déclenche une enquête interne et se lance dans une «chasse aux sources»

Le grand patron de l'UPAC, Robert Lafrenière
Photo Simon Clark Le grand patron de l'UPAC, Robert Lafrenière

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En pleine commission Chamberland, l’Unité permanente anticorruption (UPAC) se lance dans une «chasse aux sources» afin d’identifier l’origine de la transmission de documents confidentiels sur Jean Charest et Marc Bibeau à notre Bureau d’enquête.

Trois semaines après le début des audiences de la Commission d'enquête sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques, le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière, a annoncé le déclenchement d’une enquête interne à la suite des révélations faites par Le Journal et TVA Nouvelles.

L’enquête aura pour objectif «d’identifier l’origine de la transmission de documents confidentiels qui a permis la diffusion publique de certains éléments d’une enquête criminelle active», a précisé l’UPAC en fin de journée, mardi.

«J'ai bien peur que ce soit une autre chasse aux sources qui commence», a réagi Dany Doucet, rédacteur en chef du Journal de Montréal.

L’enquête Mâchurer se poursuit

«Il n’est pas dans l’intérêt commun que des documents et des contenus d’enquête soient étalés sur la place publique», a déclaré le grand patron de l’UPAC, Robert Lafrenière, par voie de communiqué.

«Cette divulgation pourrait être lourde de conséquences alors que les enquêteurs de l’UPAC sont maintenant soumis à des pressions inutiles qui pourraient entraver leur travail», a déploré le commissaire.

«L’enquête Mâchurer se poursuit et elle sera soumise au Directeur des poursuites criminelles et pénales lorsque tous les éléments de preuves seront amassés et analysés, et que l’enquête sera entièrement complétée», a-t-il ajouté.

Charest et Bibeau se défendent

L’ex-premier ministre Jean Charest a quant à lui réfuté mardi soir les allégations dont il fait l'objet.

«Je prends acte de la déclaration du Directeur des poursuites criminelles et pénales à l'effet qu'“aucun dossier ne lui a été transmis”. Je ne ferai aucun autre commentaire, si ce n'est pour réaffirmer mon innocence face aux allégations qui circulent», a déclaré M. Charest, dans un communiqué.

Marc Bibeau a réagi de son côté par l’entremise de son avocat. «Notre client est outré par le fait que de l'information obtenue en cours d'enquête pourtant confidentielle, y compris des renseignements personnels, soit délibérément coulée dans les médias dans le seul but de porter atteinte à sa réputation, sur la foi de conjectures», a indiqué Me William Brock.

— Avec la collaboration de Jean-Louis Fortin et Agence QMI