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Noyade de deux adolescentes: la surveillante ne connaissait pas le site

Les deux victimes de ce drame, Mélissa Prévost (en haut) et Jennyfer Pichette-Mercier
Les deux victimes de ce drame, Mélissa Prévost (en haut) et Jennyfer Pichette-Mercier

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La surveillante des deux adolescentes mortes noyées dans la rivière du Sud dans Bellechasse en juillet 2015 ne connaissait pas le site, ne savait pas qu’il s’agissait d’une rivière et n’a pas décelé le danger.

C’est ce qui est ressorti de l’enquête publique du coroner qui se tient cette semaine à Montmagny pour faire la lumière sur la double noyade survenue à St-Raphaël de Bellechasse. Responsable des quatre jeunes du camp de jour de la Coopérative jeunesse de service (CJS), Chrystelle Blanchette est venue raconter ce qu’elle a vécu le jour du drame.

Le groupe qui devait d’abord se rendre aux chutes d’Armagh le 15 juillet 2015 avait finalement décidé de se rendre au rocher Blanc sur la rivière du Sud à la suite d’une proposition d’une des victimes. L’animatrice qui avait suivi un cours d’assistante-sauveteuse, a affirmé avoir analysé le site et jugé l’endroit sécuritaire.

Les deux victimes de ce drame, Mélissa Prévost (en haut) et Jennyfer Pichette-Mercier
Photo Nicolas Saillant

«C’était comme un grand lac, il n’y avait aucun courant», a dit l’animatrice. Une témoin habituée de l’endroit a cependant raconté qu’elle avait préféré ne pas se baigner. «On a vu que c’était dangereux. Je n’ai jamais vu un débit aussi fort que ça», a expliqué Anne Guérard, celle qui a fait le 9-1-1.

« On allait mourir »

Le témoignage le plus émotif est venu d’une amie des deux victimes qui a assisté aux noyades. Elle a raconté que Jennyfer Pichette-Mercier, 12 ans, et Mélissa Prévost, 14 ans, se sont d’abord rendues sur l’autre rive sans difficulté.

Au retour, Jennyfer a toutefois été prise de panique en raison du courant et a crié à l’aide avant d’être emportée. Son amie Melissa avait, quant à elle, trouvé refuge sur une roche, puis, retombée à l’eau, elle avait tenté en vain de remonter le courant avant de se pincer le nez et d’être emportée par la chute.

En sanglots, l’amie des adolescentes a dit n’avoir rien pu faire. «Notre cœur voulait y aller, mais on savait que si on y allait on allait mourir», a dit la témoin de 15 ans.