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L’establishment du PLQ tente de pousser des élus libéraux à la retraite, selon Guy Ouellette

«Depuis trois semaines, ça fait deux fois qu’on me place à la retraite [dans les journaux]», a déploré le député libéral au micro du 98,5 FM vendredi
Photo TVA Nouvelles «Depuis trois semaines, ça fait deux fois qu’on me place à la retraite [dans les journaux]», a déploré le député libéral au micro du 98,5 FM vendredi

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L’establishment du PLQ tente de pousser à la retraite plusieurs élus libéraux, estime le député Guy Ouellette.

«Depuis trois semaines, ça fait deux fois qu’on me place à la retraite [dans les journaux]», a déploré le député libéral au micro du 98,5 FM vendredi midi. M. Ouellette a pointé du doigt «des non-élus», sans les nommer.

L’ancien policier affirme aussi que certains de ses confrères vivent la même situation. «Il y a d’autres de mes collègues pour lesquels on aurait déjà offert leur circonscription à d’autres personnes», a-t-il dénoncé. Cette situation est démentie par l’exécutif du PLQ.

M. Ouellette a fait cette déclaration fracassante à l’animateur Benoît Dutrizac, alors que le bureau du premier ministre a pourtant donné depuis longtemps le mot d’ordre de boycotter cette émission.

Le député de Chomedey a affirmé du même souffle qu’il comptait rester coûte que coûte. «Je suis écœuré de me faire traiter de corrompu [...] j’avais des remarques des citoyens qui me disaient, qu’est-ce que je fais avec cette gang de corrompus et pourquoi je restais. J’ai toujours pensé que je pourrais faire partie de la solution, c’est pour ça que je reste», a-t-il dit.

Le député de Chomedey, bien connu pour son rôle dans la guerre contre les motards criminels, souhaite se battre pour la justice et veut changer la perception de la population à l’égard du PLQ. «Quand tu as consacré ta vie à la justice, à l’intégrité, à être factuel, mon cri du cœur, on a atteint un point de non-retour, on doit changer la perception de la population quant à la corruption. On doit mettre des mesures anticorruption», a-t-il lancé.

Mais le Parti libéral n’est pas seulement aux prises avec la corruption, mais aussi les problèmes éthiques, a relancé l’animateur Dutrizac. Il soulignait les relations entre Sam Hamad et Marc-Yvan Côté ainsi que Laurent Lessard et Yvon Nadeau.

«Je vous dirai que ces dossiers ont été soumis aux instances appropriées. Il y a eu des décisions. En mettant de l’avant des mesures anticorruption, il va y en avoir beaucoup moins. Il y aura beaucoup de situations pour lesquelles on ne sera pas en conflit d’intérêts, on va pouvoir faire un suivi des enquêtes, des signalements, une protection des lanceurs d’alerte, une indépendance des vérificateurs et des enquêteurs, et un recrutement basé sur les compétences», a-t-il lancé.

Il a d'ailleurs déploré que les allégations visent des «non-élus» alors que ce sont les «élus qui prennent la chaleur».

Le premier ministre Philippe Couillard a réagi à la sortie de M. Ouellette et a affirmé qu’il était «très content» que M. Ouellette souhaite se représenter.

De son côté, le DG du Parti libéral, qui n’était pas disponible pour répondre aux questions du Journal, a rétorqué par courriel que: «Personne dans l’organisation du PLQ n’a reçu de la part de l’exécutif, ou de toute autre instance, de mandat ou quelconque autorisation à forcer des élus libéraux à la retraite. Aucune action en ce sens n’a été mise en œuvre».